Le jeu mobile : un pilier essentiel du monde du jeu vidéo
Généralement quand on pense jeu vidéo, on pense console ou encore PC. Mais n’oublions pas que l’industrie du jeu vidéo comporte également le jeu mobile qui occupe une place prépondérante dans le secteur. Il influence non seulement les tendances de consommation, mais aussi la manière dont les jeux sont développés.
Il est donc important de comprendre la place de celui-ci au sein de cet écosystème en constante évolution.

Crédits : RDNE Stock project – Pexels
Une force motrice de l’industrie du jeu vidéo
L’industrie du jeu vidéo a connu une transformation incontestable avec l’avènement du jeu mobile. Celui-ci est, en effet, devenu un moteur clé de l’industrie du jeu vidéo, représentant une part significative des revenus totaux du marché estimée à 92,6 milliards de dollars d’après les données Statista de l’année 2023. Et comme le montre une étude menée par Pelham Smithers, société d’intelligence économique basée au Royaume Uni, la part des revenus du jeu mobile a grandement augmenté durant cette dernière décennie.
De plus, le baromètre annuel 2023 du jeu vidéo en France publié par la SNJV indique que les supports mobiles couvraient 16,1% des modes de diffusion de jeux, soit la troisième plus grosse part derrière les PC et les consoles de salon.
En outre, en cette période post-covid que l’on peut qualifier de récessive pour les développeurs de jeux vidéo classiques, le jeu mobile lui enregistre des chiffres de plus en plus prometteurs. La création du Studio « 52 Paris » dédié au Jeu Mobile Casual par le groupe 52 Entertainment fin 2023 et l’investissement de 1,5 million d’euros dans le développeur français de jeux mobiles 8sec par Kwalee éditeur mondial en ce début 2024 témoignent d’un secteur toujours plus en vogue.
Avec des milliards de téléchargements d’applications de jeux sur les plateformes iOS et Android, le jeu mobile a attiré une audience massive et diversifiée à travers le monde. Cette part dynamique du marché du divertissement a révolutionné la façon dont les gens jouent, créent et interagissent avec les jeux vidéo. Cette popularité a incité de nombreux éditeurs de jeux vidéo à investir dans le développement de titres mobiles. Les jeux éducatifs ou axés sur le bien-être gagnent en popularité et démontrent le potentiel des jeux mobiles qui, parfois, vont au-delà du simple divertissement.
De plus, le modèle économique du jeu mobile a évolué pour inclure une gamme variée de monétisation, allant d’achats intégrés aux abonnements, comme l’on retrouve dans les célèbres jeux : Candy Crush Saga, Clash of Clans, Subway Surfers, Pokémon Go, Clash Royale, etc.
L’essor de smartphones de plus en plus sophistiqués, donnent désormais accès aux joueurs à une vaste bibliothèque de jeux, allant des simples puzzles aux titres AAA.
Les jeux mobiles constituent donc un réel pilier de l’industrie du jeu vidéo.
Un support qui permet d’innover sans cesse
Le jeu vidéo mobile est un format qui a engendré un bon nombre d’innovations.
En effet, du fait de la portabilité des smartphones et de leur accessibilité, le jeu vidéo a connu un élargissement de l’audience : joueurs traditionnels ou occasionnels mais aussi nouveaux publics incluant des personnes de tout âge et tout genre.
Bien que ce format engendre des contraintes techniques et ergonomiques, il offre également une expérience utilisateur unique qui diffère de celles des jeux vidéo traditionnels. En effet, les jeux mobiles peuvent proposer du multijoueur en temps réel ou encore la création de communautés engagés autour des jeux mobiles apportant une dimension sociale aux jeux portables. La contrainte des contrôles tactiles donne aussi une opportunité aux développeurs d’innover en matière de conception, de narration et de gameplay pour s’adapter à ce format particulier.
Notons qu’il ne s’agit pas d’un secteur sans défis. Entre concurrence, coûts, difficultés à se démarquer, etc., l’univers du jeu vidéo mobile exige des développeurs une approche de conception stratégique et innovante, dans le but de repousser davantage les limites du possible. Par exemple, les technologies émergentes telles que la réalité augmentée et la réalité virtuelle ouvrent de nouvelles perspectives pour les créateurs de jeux vidéo.
Par ailleurs, le marché du jeu mobile a permis de favoriser l’émergence de studios de développement indépendants qui ont apporté une diversité de contenu et d’idées au monde du jeu vidéo.
En conclusion, le jeu mobile occupe une place non négligeable dans l’industrie du jeu vidéo. Il contribue à une diversification des profils de joueurs et pousse les développeurs à concevoir autrement pour offrir une expérience de jeu satisfaisante mais surtout pour favoriser une plus grande accessibilité au divertissement.
Dans le milieu du jeu vidéo il est impératif de comprendre les enjeux et tendances afin de mieux anticiper les attentes futures et répondre aux besoins changeants des joueurs. À l’ICAN, les formations en filière Jeu Vidéo, forment les étudiants à ces problématiques et les poussent à innover grâce à leur créativité sur différents supports, dont le support mobile. Dernièrement, nos étudiants en 3ème année de Game Design ont d’ailleurs eu l’opportunité de concevoir des jeux mobiles lors de leur séminaire « Hackathon jeu mobile ».
OpenAI dévoile la création de Sora, un nouvel outil de génération de vidéo par Intelligence Artificielle
Avec l’essor de l’usage de l’Intelligence Artificielle, de nouveaux outils performants ne cessent de se développer pour dépasser les limites des technologies existantes.
Ce jeudi 15 février 2024, c’est OpenAI, développeur de DALL-E et Chat GPT, qui dévoile la création de Sora, un générateur de vidéo par Intelligence Artificielle qui surpasse les attentes du public.
Découvrons-en plus sur cet outil intriguant dans cet article.

Crédits : Open AI
Un outil de création génératif encore plus performant
Depuis l’ascension de l’Intelligence Artificielle, un grand nombre d’outils de création vidéo par IA ont vu le jour : Runway ML, Make-A-Video, Fliki, Gen-2, Creative Reality Studio, etc. Néanmoins, jusqu’à présent la génération de vidéopar Intelligence Artificielle ne donnait pas de résultats convaincants. Incohérences, résultats irréalistes, insatisfaction quant à la requête émise, etc. Une multitude de détails rendant le feedback décevant voire inadéquat.
Sora, la nouvelle technologie créée par OpenAI viendrait apporter une solution à ce problème. En effet, l’entreprise affirme que l’outil serait capable de générer des vidéos réalistes inédites d’une minute maximum à la demande. Le tout à partir d’un seul prompt ! C’est-à-dire d’une ligne de commande textuelle, comme nous le faisions avec Chat GPT ou encore avec DALL-E jusqu’à présent.
À cela s’ajoute la possibilité de demander des rendus spécifiques grâce à une requête détaillée. Décors, styles, personnages, angles et mouvements de caméra particulier, autant de détails pris en compte pouvant générer des rendus variés, qu’ils soient réalistes, cinématographiques ou encore animés.
Par exemple, OpenAI a dévoilé une série de démonstrations telle qu’une vidéo mettant en scène des mammouths avançant dans un paysage enneigé avec une demande particulière concernant l’éclairage de la scène mais également l’angle de prise de vue. Autres exemples de vidéos que Sora a pu générer : celle d’un trentenaire portant un casque de moto en laine dans un désert de sel, le tout dans un style cinématographique ou encore celle d’une petite créature imaginaire à côté d’une bougie, le tout dans un style d’animation 3D.
OpenAI, spécialiste de l’IA générative
Bien que l’outil technologique ne soit pas encore accessible aux médias et au grand public et qu’il contienne encore quelques failles, il peut tout de même être considéré comme une prouesse de l’avancée technologique qui nous tient en haleine.
En effet, présenté comme tel, l’outil qui sera probablement disponible avec un potentiel Chat GPT 5.0, comporte un bon nombre d’améliorations par rapport aux dispositifs déjà existants : les vidéos générées sont plus longues et de meilleure qualité. Et d’après ce que laisse entendre OpenAI, une amélioration de Sora est encore possible. Par conséquent, cette prouesse remarquable témoigne de la maîtrise technologique d’OpenAI dans le domaine de l’IA.
Une nouvelle avancée technologique qui trouve sa place au sein de l’ICAN
L’IA bouleverse depuis peu les métiers de la création.
Et en tant qu’école de design, l’ICAN se doit de placer l’IA comme un enseignement à intégrer dans ses formations et un savoir à transmettre aux étudiants, soit à de futurs designers professionnels. En effet, l’IA continuera de bouleverser le monde du design numérique dans le futur.
C’est pourquoi de nouvelles formations en lien avec celle-ci verront le jour pour former les étudiants de l’ICAN sur le sujet et leur permettre d’évoluer dans l’ère du temps. En effet, le Bachelor et le Mastère IA Designer donnera l’opportunité aux étudiants intéressés par le domaine d’aborder les fondamentaux et de devenir de véritables experts en la matière.
C’est dans la même intention que l’ICAN organise également une série de conférences qui traiteront de l’IA dans le monde du design numérique du 25 au 28 mars au sein de son campus parisien.
En somme, il est important de noter que l’Intelligence Artificielle fera partie intégrante du monde du design numérique. Bien que Sora soit un outil d’IA générative, qui comme son nom l’indique génère du contenu sans l’inventer, elle reste une avancée technologique remarquable qui fera parler d’elle. En effet jusqu’à présent ce sont les outils de générations d’images fixes qui fascinaient les utilisateurs. Ce pourrait-il que la future vague d’innovation se fasse à travers les outils de génération de vidéos ?
La Mascarade de Minuit, un jeu de carte ambitieux réalisé par nos 1ères années en Game Design
Pour leur projet semestriel, nos 1ères années en filière Game Design ont dû créer un jeu de société avec pour contrainte de créer « du neuf avec du vieux ».
Immergez-vous au cœur d’un des projets issus de ce défi : La Mascarade de Minuit, un jeu créé par Jazlyn SAHEL et Jade SHAN, dont l’esthétique s’accorde avec l’intrigue.

La Mascarade de Minuit, un jeu de programmation et de bluff s’inspirant du Nain Jaune, un jeu de cartes traditionnelles
La Mascarade de Minuit est un jeu de carte novateur et stratégique s’inspirant du jeu de sabotage, le Nain Jaune, qui se centre autour d’ambitions politiques et de pouvoir.
Ce jeu se compose de 52 cartes ainsi que de 108 jetons et d’un plateau divisé en 5 cases. La configuration du plateau se prête parfaitement à la représentation d’une mascarade. En effet, chaque section symbolise une pièce permettant d’accueillir les cartes personnages qui sont au nombre de 33.
La Mascarade de Minuit est un jeu de bluff qui reprend cette configuration de plateau mais innove en termes de direction artistique, de thème et de règles de jeu. En effet, le design des cartes est réfléchi et poussé, puisque que chacune d’entre elles sont composées d’une illustration détaillée à l’esthétique harmonieuse. Chaque carte est donc unique. Ceci démontre une capacité des étudiantes à faire preuve de créativité et de cohérence avec le thème exploité.
Ici, vous incarnez une élite ambitieuse de l’époque des années 1920, conviée à une fête masquée. Votre but ? Corrompre un maximum d’invités pour devenir le joueur le plus influent avant que Minuit ne sonne. Pour ce faire, vous devrez manœuvrer stratégiquement pour manipuler et saboter vos pairs et constituer des alliances en 12 tours.
Le gagnant d’une partie est celui qui comptabilise le plus de jetons d’influence au bout des 12 tours. Ceux-ci reflétant la corruption des Invités et de la gestion habile des ressources tout au long du jeu. En cas d’égalité, c’est le joueur possédant le plus de cartes Invités qui remporte la partie.
Ce jeu est donc un réel défi pour les novices en jeux de bluff. Il intègre par ailleurs des mécanismes de jeux d’argent tels que les mises, les paris ou les enchères pour y ajouter une dimension stratégique.
Un jeu de société au design riche et abouti
La Mascarade de Minuit présente une grande diversité d’éléments tels que les cartes Personnages, Bonus et Actions, mais aussi les figurines et les jetons Personnages en plus du plateau de jeu.
Ils ont été conçus et stylisé afin d’apporter une cohérence graphique avec le jeu qui propose une expérience subtile mêlant sabotage et sournoiserie. Les créatrices du jeu ont donc opté pour un design Art Déco. Il s’agit d’un mouvement artistique des années 1920 qui se caractérise par un style décoratif et architectural renvoyant à l’imaginaire du luxe.
Graphiquement le style s’inspire également de références cinématographiques telles que les adaptations de Hercule Poirot et de Miss Marple d’Agatha Christie. Ces œuvres tournent autour de la thématique d’enquête criminelles et offrent donc un contraste frappant avec l’opulence de l’époque que l’on peut retrouver dans The Great Gatsby de Baz Luhrmann. Pour les illustrations des cartes, nos game designers puisent leur inspiration dans les affiches commerciales. Affiches dans lesquelles on trouve surtout des palettes de couleurs simples et où les femmes sont beaucoup représentées.
Pour apporter une cohérence encore plus marquée entre le design et le concept, la compréhension et l’analyse de la mode vestimentaire mondaine des années 1920 était requise.
Concernant le design des cartes en elles-mêmes, il s’inspire des cartes du Tarot et de Pokémon. Pour garantir une lisibilité efficace sur les cartes, les ressources attendues ou gagnées ont été divisées en 2 catégories distinctes :
– L’influence caractérisée par un coût et un revenu) est représentée par des chiffres romains.
– Les jetons pouvant être gagnés sont représentés par des pictogrammes.
Les données ont donc été condensées et optimisées pour faciliter la compréhension des joueurs.
Pour le revers des cartes, ce sont les cartes de Tarot divinatoire qui ont inspiré nos étudiantes, concordant ainsi avec les thématiques du jeu : intrigue, élégance, mystère et pouvoir.
En somme, le projet offre la possibilité aux étudiants de mettre en pratiques les compétences développées au sein de la formation Bachelor Game Design. De la conception à la réalisation, les étudiants sont accompagnés et suivis par des intervenants pour donner vie à leurs ambitions.
Et si vous souhaitez en découvrir davantage sur le jeu, nous vous invitons à consulter le dossier de production !
La Casa de Papel Go : plongez dans l’univers d’un jeu de stratégie au tour par tour
Dans le cadre de leur formation en Game design au sein de l’ICAN, nos 4èmes années ont dû réaliser un projet. La consigne, reprendre une licence existante et s’en inspirer pour créer un jeu vidéo. Le tout en s’appuyant sur la série de jeux Go telle que Hitman Go.
Découvrez La Casa de Papel Go, un projet réalisé par 6 étudiants Alan HUYGHES, Loïc MASSON, Alexandre MEZANGES, Pierig NGUYEN, Sébastien GUAROBER et Vincent BERNARDINI.

La Casa de Papel Go, un jeu vidéo d’infiltration dont le gameplay s’inspire du puzzle game de la licence phare Hitman Go
Pour entamer ce projet nos étudiants ont d’abord dû penser à la licence qu’ils souhaitaient reprendre. Ici, ils ont choisi de s’inspirer de la célèbre série éponyme La Casa De Papel.
Le jeu reprend donc le scénario de celle-ci et nous plonge au cœur de la scène de la préparation au braquage de la Fabrique Nationale de la Monnaie et du Timbre, orchestré par le Professeur.
Comme contrainte imposée, nos game designers devait baser leur jeu sur les mécaniques des jeux de stratégie au tour par tour de la série Go. Parmi eux nous pouvons citer Hitman Go ou encore Lara Croft Go. Ces jeux de résolution de puzzles ont la particularité de combiner des éléments de jeux de société et de jeux vidéo.
Le but du joueur est de planifier et d’effectuer des déplacements stratégiques pour atteindre des objectifs précis dans chaque niveau. Ces jeux ont des interfaces simples et intuitives dans lesquelles le joueur touche un endroit précis pour y déplacer son personnage ou effectuer des actions concrètes. Ils intègrent également des éléments d’aventure ou de narration pour captiver l’attention du joueur.
Concernant le gameplay de La Casa de Papel Go, vous incarnez des pions braqueurs. Votre objectif est de vous frayer un chemin tour par tour pour parvenir à braquer la banque. Le tout, en évitant de vous faire prendre par les gardes et les soldats. Il vous est possible d’utiliser des pions otages pour leurrer les forces de l’ordre et de faire usage de la foreuse pour créer des nouveaux passages.
Un jeu vidéo qui dépeint toutes les compétences de design et de technique des étudiants en Game Design
Le jeu La Casa de Papel offre un design sobre qui reste fidèle aux éléments de décors de la série.
Pour ce faire nos étudiants ont utilisé leurs compétences en modélisation 3D pour créer les pions et les décors. Parmi les pions, nous retrouvons :
– Le joueur incarnant un membre de l’organisation vêtu de la tenue rouge et du masque de Dali.
– Les otages possédant 2 poses, l’une debout et apeuré et l’une agenouillé et en attente d’activation.
– La foreuse permettant de forer un mur pour agrandir la zone de jeu ou passer d’un niveau à un autre.
– Les agents de sécurité incarnant les ennemis.
– Les soldats de l’armée, pions ennemis incarnant résistance et confrontation.
Chaque niveau représente un environnements en lien avec la série tel qu’une salle reprenant l’architecture de la Bourse Nationale Espagnole. Pour le niveau 2, nous retrouvons une salle nommée « zone de coffre » rappelant l’intérieur d’une banque avec des piliers et des bureaux.
Concernant les mécaniques de jeu, nos étudiants ont fait usage de Unreal Engine. Ce logiciel leur a permis de planifier tout le gameplay et d’imaginer les actions possibles dans différents cas de figure. Parmi celles-ci, les feedbacks concernant les déplacements automatiques mais aussi le retour au point de départ du niveau en cas de perte.
Le design sonore a été conçu de manière à apporter une ambiance et une immersion mesurées. Le but est de faire vivre une expérience sensorielle au joueur et renforcer la dimension réaliste du jeu.
Que ce soit du point de vue du Game Design, du Level Art ou encore de la conception stratégique, le développement du jeu témoigne de la multitude des compétences que les étudiants acquièrent au sein de leur formation Mastère Game Design.
Et vous serez vous capable d’atteindre l’objectif sans vous faire prendre ? À vous de jouer !
Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à jeter un œil aux détails du projet.
Chromatic conflict, un jeu de stratégie au game concept élaboré
Cette année à l’ICAN, pour leur projet semestriel les 1ères années en Game Design ont créé des jeux de société. Leur but était de développer un concept de jeu cohérent s’inspirant d’un ancien jeu et de réaliser un prototype jouable de ce dernier.
Zoom sur le jeu Chromatic Conflict conçu par Haida GUERRY, Léonor JARRIER et Guillaume PURET.

Chromatic conflict, un jeu de stratégie réalisé par des étudiants de l’ICAN
Pour ce projet, les étudiants avaient pour contrainte de s’inspirer d’un jeu ancien. Pour répondre à celle-ci, Chromatic Conflict s’inspire du Tarot, jeu composé de 78 cartes réparties en 4 couleurs de 14 cartes, de 21 cartes atouts et d’1 carte Excuse.
En effet, leur jeu est composé d’une confrontation de 4 factions de 14 cartes Chromecas aux couleurs distinctes, de 21 cartes Terrain et d’1 carte Noyau. Les cartes Chromecas se composent d’une illustration de robot qualifié de Chromeca.
Concernant le gameplay, Chromatic Conflict est un jeu de de stratégie se jouant à 3 ou 4, dans lequel chacun dirige une armée de Chromecas prête à conquérir une planète surnommée Chromia !
Le but est donc de contrôler l’expansion de votre territoire. Pour ce faire, vous devez acquérir le plus de terrains possibles et les placer stratégiquement pour gagner des points de victoire. Il vous est également possible de capturer les terrains adverses et d’analyser les terrains capturés grâce à un scanner présent sur les cartes Chromecas. Cela vous permettra d’en découvrir les effets bonus qui y sont liés.
Une partie de jeu dure en moyenne 20 à 30 minutes et se termine lorsqu’un joueur n’a plus de cartes dans sa faction.
À propos de la réalisation de ce projet, Haida GUERRY s’occupait du concept art et de la direction artistique. Léonor JARRIER s’occupait du concept art et du game design. Enfin, Guillaume PURET se chargeait du concept art, du game design et de la rédaction du livret de règles.
Ensemble ils ont veillé à une réalisation tangible de leur jeu, à l’aide des compétences qu’ils ont acquises au sein de leur formation Bachelor Game Design.
Des compétences techniques et créatives appliquées au jeu de société
Afin de réaliser ce jeu, les étudiants ont fait appel à diverses compétences techniques et créatives : choisir un thème, imaginer un concept cohérent, établir des règles, créer des designs, développer un prototype, etc.
Concernant la conception, par exemple, l’ajout de Zones scan caractérisant les zones analysables présentes sur les cartes Terrain ont permis d’apporter une touche ludique, créative et stratégique en plus. En effet, celles-ci comportent un message codé polychromatique décodable uniquement grâce à des filtres rouges.
L’idée de l’intégration de filtres rouges s’inspire du jeu de société « Les mystères de Pékin » possédant une carte avec filtre rouge permettant de filtrer des informations.
En termes de concept, le jeu s’inspire de « Ekö », jeu de société dans lequel on retrouve un système d’affrontement et de placement d’unités.
Par ailleurs, tout au long de leur projet, ils ont eu l’opportunité de développer leur œil critique. En effet, au départ leur intention était de créer un plateau représentant un corps humain. Mais ils se sont vite rendu compte que de nombreuses contraintes de conception y découlait. Cela les a obligés à repenser leur concept.
Ce type de projet est donc une réelle expérience permettant de comprendre les limites entre réalisable et non réalisable en fonction des contraintes rencontrées.
En somme, ce défi a permis aux étudiants de 1ères années en Game Design de faire un premier pas dans le monde du concept art, du game design et de la direction artistique que l’on retrouve également dans l’univers du jeu vidéo.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le jeu Chromatic Conflict, n’hésitez pas à jeter un œil au dossier de production !
Séminaire VR : Un puzzle game en réalité virtuelle, l’expérience de l’immersion VR
La réalité virtuelle (VR) continue de repousser les limites de l’expérience de jeu, offrant aux développeurs une toile virtuelle sur laquelle créer des mondes immersifs. Pendant une, ce sont nos étudiants en 3ème année en Bachelor Game Design qui ont eu l’opportunité de s’y frotter en créant un Puzzle Game en VR. Alliant technique et créativité, ils ont donné vie à des des propositions intéressantes. Zoom sur leur semaine thématique.

Un puzzle game en VR : un jeu de réflexion qui prend vie
Durant cette semaine thématique nos étudiants se sont penchés sur la conception d’un prototype fonctionnel d’un puzzle game. Ils devaient créer au moins un level de jeu jouable, et éventuellement produire du contenu alternatif tel que des modes de jeu ou des niveaux de jeu différents. Mais concrètement qu’est-ce qu’un puzzle game ?
Un puzzle game est un jeu de réflexion incluant des notions de logique et de manipulation, dans lequel il y a un problème à résoudre. Celui-ci peut varier en termes de difficulté et de nature et possède une ou plusieurs solutions. Parmi les puzzles game les plus connus nous retrouvons Tetris, Candy Crush Saga, The Witness ou bien évidemment Portal. Durant leur semaine de séminaire, nos étudiants de 3ème année en Game design à l’ICAN ont pu intégrer ce type de jeu vidéo en réalité virtuelle.
L’intégration en VR : une technique innovante enseignée à l’ICAN
La réalité virtuelle est une technologie qui trouve de plus en plus sa place dans le milieu du jeu vidéo. C’est pourquoi, à l’ICAN la transmission du savoir qui touche à la VR est essentielle.
C’est donc accompagnés de deux intervenants, Henri Kermarrec et Mohamed-Ali Kaddour, expérimentés dans le domaine du développement d’application en VR et de Game Design, que nos étudiants ont donner vie à leur projet.
Par groupe de 3 à 5 étudiants, ils se sont penchés sur la phase de conception de leur projet puis sur la réalisation de leur prototype.
Divers jeux ont vu le jour. Parmi eux, nous retrouvons un jeu dans lequel il faut placer des tuyaux de manière stratégique afin qu’une bille puisse passer d’un point A à un point B. Également, un jeu dans lequel vous devez positionner des blocs afin de faire avancer un gnome à un point final. Nous retrouvons aussi un jeu dans lequel il faut connecter des étoiles avec des fils pour reproduire un modèle de constellation précis.
Explorer les enjeux de la réalité virtuelle dans le monde du jeu vidéo
Lors de cette expérimentation intensive, les étudiants ont eu l’opportunité de se pencher sur les enjeux de la VR dans le monde du jeu vidéo.
En effet, créer un puzzle game en VR, c’est offrir une immersion unique au joueur en le plaçant au cœur de l’environnement de jeu. Les énigmes à résoudre peuvent donc paraître plus captivantes et engageantes.
Cette expérience permet également aux étudiants d’exploiter les défis présentés par la VR : confort des utilisateurs, gestions des interactions, prise en compte des spécificités matérielles, etc. C’est aussi pour eux le moment d’aiguiser leurs connaissances à ce sujet et tirer parti de leur imagination et innover en termes de narration et d’expérience utilisateur.
Enfin, ce séminaire c’est leur permettre de se confronter aux difficultés de l’intégration en VR pour mieux les appréhender à l’avenir.
En résumé, cette semaine thématique dédiée à la création d’un Puzzle Game en VR a permis aux étudiants en Game Design à l’ICAN d’explorer la fusion de la réflexion logique et de l’immersion offerte par la VR. Cette expérience a stimulé leur créativité, les préparant ainsi aux défis futurs dans un domaine en constante évolution. En effet,
la VR représente une voie prometteuse pour le futur du jeu vidéo, tandis que la communauté de joueurs en réalité virtuelle continue de croître.
Pour continuer à approfondir leurs compétences, les étudiants peuvent poursuivre leurs études en Mastère Game Design de l’ICAN.
Les tendances du webdesign en 2024 : une évolution de l’esthétique numérique
Le domaine du numérique ne cesse d’évoluer et les tendances du webdesign avec. Il est bien connu que pour créer un bon site, le design de ce dernier a toute son importance. Innover en matière de design et suivre les tendances de l’ère du temps semblent indispensables. Focus sur ces tendances du webdesign qui marqueront l’année 2024.

Crédits : site web Interland
Des designs de sites qui s’adaptent à des besoins particuliers
Un bon site est un site qui s’adapte aux changements technologiques et aux attentes des utilisateurs. Ces derniers étant en constante évolution, il est important de mettre en place, à travers le design, des pratiques pour optimiser au mieux un site web et favoriser les visites sur celui-ci.
Inclusivité et accessibilité plus que jamais considérées
De nos jours, les webdesigners sont de plus en plus attentifs aux besoins des utilisateurs et à l’expérience utilisateur. C’est pourquoi, inclusivité et accessibilité sont des maîtres mots à prendre en compte lors de la conception de sites web. En effet, il faut apporter de fonctionnalités pour faciliter la lisibilité et la navigation sur un site web pour tous.
Cela peut se traduire par l’usage de polices d’écriture adaptées avec option de zoom pour faciliter la lisibilité, de transcriptions audios pour les malentendants et les malvoyants, etc. Par exemple le dark mode, qui consiste à créer des designs sombres, est de plus en plus tendance, puisque ce dernier est plus doux pour les yeux et optimise le contraste. Ainsi, certains éléments peuvent être mis en valeur sur un arrière-plan sombre.
L’écoconception pour être plus respectueux de l’environnement
En 2024, il faut également penser écoconception, une tendance qui viserait à concevoir des sites plus écoresponsables. Pour minimiser l’impact environnemental de ceux-ci, il faut privilégier des designs responsifs et légers en évitant les éléments superflus qui pourraient ralentir le chargement des pages.
Il est aussi important de proposer une gestion économe des images et des médias à travers la réduction de la taille de certains fichiers. Ces dispositifs non seulement permettent de proposer des designs plus minimalistes qui trouvent leur place dans les tendances actuelles, mais optimisent les performances des sites en réduisant les requêtes réseau et leur consommation d’énergie. Les sites sont plus épurés et plus mémorables.
Les éléments et mondes 3D pour plus d’immersion
En tant que webdesigner, il est indispensable de savoir innover pour captiver les visiteurs. C’est pourquoi, l’interaction utilisateur est à l’honneur avec des expériences de plus en plus immersives. Parmi les tendances actuelles, l’ajout d’éléments ou de mondes 3D immersifs et interactifs se font de plus en plus nombreux. Ils permettent, en effet, de créer une expérience plus engageante et unique pour les utilisateurs, en offrant l’opportunité de naviguer dans un environnement virtuel en 3D.
Les effets de zoom avec parallaxe pour un apport de dynamisme
Dans le même esprit, le défilement avec zoom et parallaxe apporte une navigation plus dynamique et interactive. Ces techniques de conception web créent une illusion de profondeur et de mouvement : le parallaxe donne une sensation de déplacement des éléments à des vitesse différentes, et le zoom, modifie la taille des objets à mesure qu’ils se déplacent.
Des polices interactives pour une expérience utilisateur plus engageante
L’année 2024 marque aussi le retour des polices interactives et des motion typo en tendance ! La typographie a toujours été un élément essentiel d’un site web car elle affecte l’accessibilité et l’expérience utilisateur. Elle permet aussi de sublimer l’esthétique du site, en y apportant style et harmonie visuelle tout en renforçant l’identité de la marque.
Pour rendre l’expérience utilisateur plus dynamique, les typographies sont de plus en plus interactives, c’est-à-dire qu’elles réagissent suite à une interaction de la part de l’utilisateur : agrandissement du texte ou changement de couleur au survol de la souris, animations, etc.
Pages d’erreurs uniques pour des designs plus créatifs et personnalisées
Comme constaté, la créativité est primordiale dans le monde du webdesign. Cette année, il faut donc innover à travers celle-ci en mettant en avant l’histoire et le style de la marque. Par exemple, concevoir des « Erreur page 404 » plus créatives et ludiques est un défi qui saura être apprécié des utilisateurs.
Le scrapbooking : l’originalité à l’honneur
La créativité c’est repenser le design et le rendre original. C’est la raison pour laquelle l’esthétique du scrapbooking est une tendance à ne pas manquer. En assemblant techniques d’art, de découpage et de collage, le scrapbooking permet de rendre les sites plus distinctifs.
L’Intelligence Artificielle au cœur des tendances de design
L’Intelligence Artificielle fait également ses preuves dans le milieu du webdesign et continuera d’être de plus en plus exploitée. Elle donne, en effet, le moyen de créer des œuvres et des designs numériques singuliers qui peuvent être au service des sites web et y apporter une bonne touche d’imagination et de créativité. Ces notions sont enseignées en Bachelor IA Designer de l’ICAN.
En 2024, les webdesigners affichent une volonté d’aller vers une approche plus innovante, accessible et authentique du webdesign. Leur objectif, capter l’attention de l’utilisateur en prenant en compte l’empreinte écologique du numérique et en favorisant accessibilité, inclusivité et créativité.
À l’ICAN, nous enseignons donc à nos étudiants en filière Bachelor Web & Communication visuelle et Mastère UX Design, des techniques avancées en matière de webdesign, leur permettant de créer des sites aux designs réfléchis et cohérents. Le tout, en leur permettant d’innover en exprimant leur créativité et en étant plus respectueux de l’environnement.
A mad man in a blue box, le court métrage en hommage à la série « Doctor Who »
Herminie Barbe, étudiante en Bachelor Animation 2D/3D en 15 mois au sein de l’ICAN, a réalisé un court métrage d’animation 3D en hommage à la série « Doctor Who ». Zoom sur son projet.

Crédits : A mad man in a blue box – Herminie Barbe
Une animation qui rend hommage à la série « Doctor Who »
Le court métrage A mad man in a blue box a été réalisé dans le but de rendre hommage à la série de science-fiction culte « Doctor Who » qui fêtait tout récemment ses 60 ans.
La série britannique qui relate les aventures d’un docteur un peu spécial, capable de se régénérer a connu un immense succès. Elle a su marquer les esprits par l’originalité de son concept et la diversité des incarnations du personnage. En effet, le docteur est en réalité un alien immortel ayant la capacité de changer d’apparence et de personnalité, mais aussi de voyager dans le temps et l’espace grâce à son vaisseau spatial nommé le TARDIS.
Dans ce court-métrage, nous assistons à une retranscription d’une scène emblématique de la série, la première régénération du docteur faisant référence à l’épisode « Twice Upon A time » sorti en 2017. En effet, le TARDIS se crashe dans une forêt et le docteur en sort blessé aux portes de la mort, suite à une bataille. L’heure de la régénération a sonné.
L’animation rend hommage à la série en restant fidèle aux véritables éléments celle-ci, tant bien dans l’apparence du personnage représenté par l’acteur William Hartnell jouant le rôle du premier docteur que par l’aspect du TARDIS représentée par une cabine téléphonique bleue. De plus, la bande sonore utilisée dans ce court métrage est reprise de la série. Il s’agit de la musique « Doomsday » composée par Murray Gold. Le générique de fin également est inspiré des premiers génériques de la série.
Un court métrage 3D illustrant les compétences multiples du monde de l’animation
Tout d’abord, la création d’une animation nécessite une part de créativité et de rédaction par l’écriture d’un scénario, communiquant des informations précises les différentes scènes et les plans. Dans le cas du court métrage A mad man in a blue box, une scène en extérieur est représentée avec plusieurs plans.
Une fois le scénario rédigé, il faut réaliser un découpage technique. Il s’agit d’une feuille de route décrivant une planification détaillée de chaque plan du script : présence de bande sonore, décors, la valeur de plan, les mouvements de caméra, etc.
Dès que ce travail est effectué, le storyboard peut être élaboré. Il s’agit d’une séquence d’image illustrées et organisées pour représenter visuellement la narration du script.
Après l’étape d’écriture, vient la conception de l’animation à travers le concept art, c’est-à-dire à la création de croquis et d’illustrations pour représenter les idées. Par exemple, pour ce court métrage Herminie a réalisé un concept art du premier docteur, pour ensuite pouvoir passer à une étape cruciale de l’animation 3D, la modélisation 3D.
Pour la création et l’animation du personnage et des différents assets du décor, des logiciels tels que Blender, Mixamo et Unreal Engine ont été utilisés : mouvements du personnage, chute du TARDIS, mouvements des particules de neige et de brouillard etc. Le style graphique quant à lui est tourné vers du high-poly stylisé.
Le montage, la post production avec l’ajout d’effets ainsi que l’ajout de sound design se sont faits sur After Effect.
Un tel projet réalisé dans un lapse de temps imparti confirme donc toute l’étendue des compétences apprises au cours de la formation Bachelor Animation 2D/3D en 15 mois à l’ICAN.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet, nous vous invitons à jeter un œil au résultat final !
Eden, le court métrage au style steampunk
Dans le cadre de sa formation de Bachelor Animation 2D/3D en 15 mois au sein de l’ICAN, Dylan Depont a réalisé un court métrage d’animation dans un style steampunk dans un temps imparti. Zoom sur son projet.

Crédits : Eden – Dylan Depont
Un court métrage en animation 3D au scénario marquant
Le court métrage Eden se concentre sur une partie de l’histoire d’Eden, jeune fille d’une vingtaine d’années ayant été victime d’esclavage et ayant perdue ses parents à un très jeune âge. Ces derniers ont été tué par des personnes haut placées. Suite à cet évènement tragique le destin d’Eden bascule. Désormais orpheline, elle est faite esclave. Le court-métrage se focalise donc sur la vengeance d’Eden, qui met à exécution le plan élaboré pour tuer les personnes qui l’ont tant fait souffrir.
En effet, les scènes d’animation montrent Eden sur la plateforme d’une tour horloge attendant avec détermination et impatience l’explosion du dirigeable dans lequel se trouvent ses bourreaux. Le décor, composé d’une mer de nuages gris et d’éléments aux couleurs sombres, ainsi que la tonalité de la voix d’Eden nous plonge tout de suite dans l’ambiance. On comprend à travers sa narration et son attitude la haine qu’elle a pu ressentir pendant toutes ces années, puis la satisfaction qu’elle ressent en admirant le spectacle qu’elle a mis en place.
Eden est donc présentée comme un personnage déterminé, intimidante et froide, qui n’a qu’un seul but en tête se libérer de ce qui la tourmentait au plus haut point : l’injustice dont ses parents et elle-même ont été victimes.
Une animation dans un style particulier : le style steampunk
Le steampunk est un genre esthétique et littéraire particulier qui puise son inspiration dans le design, la technologie et l’esthétique de l’époque victorienne du XIXème siècle avec une touche de fantaisie. Parmi les films connus du genre, on retrouve Steamboy et le Château Ambulant sortis en 2004, ou encore Numéro 9 sorti en 2009, Hugo Cabret sorti en 2011 et Jack et la Mécanique du cœur sorti en 2013.
Dans ce court métrage, on retrouve des éléments qui font référence au genre, notamment cette reconfiguration imaginative de la technologie, que l’on retrouve dans le décor avec l’horloge mécanique composée d’engrenages et l’avancée révolutionnaire concernant les machines à vapeur de l’époque avec le dirigeable.
Le genre se reconnaît aussi à travers les valeurs d’Eden. En effet, le steampunk fait référence au mouvement punk qui valorise l’individualisme, la rébellion et la créativité. Valeurs que l’on retrouve dans le personnage d’Eden qui se venge personnellement à travers des actions au sens moral peu acceptables et qui se rebelle. Son style vestimentaire fait également totalement écho à cet univers particulier : sa tenue, son haut de forme, ses gants, ses bottes en cuir, etc.
Le court-métrage s’inspire graphiquement de plusieurs œuvres dont la série d’animation Arcane et le jeu vidéo Iron Harvest, et sonorement de la musique Ekko – Seconds de League of Legends.
Tous ces aspects montrent que le choix du genre s’est fait en total adéquation avec le scénario de l’animation.
Des compétences exploitées à travers une maîtrise des logiciels du monde de l’animation
Ce projet de fin d’études met en lumière toutes les compétences apprises au cours de la formation Animation 2D/3D en 15 mois.
Effectivement, le court métrage en 3D a été réalisé sur une courte période grâce à plusieurs logiciels dont Blender pour la modélisation 3D, Substance Painter pour l’ajout de texture, ou encore Maya pour l’animation et After Effect pour le montage.
La formation explore donc tous les aspects de l’animation pour donner aux étudiants toutes les clés en main pour réussir dans le milieu.
Pour en savoir plus sur ce projet, n’hésitez pas à jeter un œil au processus de création et à visionner le court métrage.
Le Rigging : une technique importante dans le monde de l’animation
Dans le cadre de leur 3ème année de Bachelor Animation 2D/3D, nos étudiants ont pu pratiquer la technique du Rigging à l’occasion de leur séminaire intitulé « Rig Avancé ». Zoom sur cette étape cruciale du monde de l’animation.
Crédits : ICAN – Christelle CHARRIER
Le Rigging, l’art de donner du mouvement aux créations 3D
Dans le monde dynamique de l’animation, le rigging se révèle être la clé secrète derrière les mouvements et les expressions faciales des personnages ou autre élément en mouvements.
En effet, cette technique, communément utilisée par les Game Animator, se réfère à la création d’une structure virtuelle qui définit le mouvement d’un personnage ou d’un objet dans un environnement tridimensionnel. Plus précisément, il s’agit de donner vie à des éléments 3D à travers la création d’une ossature, d’un squelette numérique permettant à un modèle 3D de se déplacer, de se plier, de danser, et d’exprimer une gamme infinie d’émotions.
Un rig bien conçu se composent de plusieurs éléments essentiels, tels que le squelette (bones), les contrôles (controls) et les déformateurs (deformers). Le squelette est la fondation du rig. Il consiste en une hiérarchie de bones (os), qui imite la structure osseuse d’un personnage réel. Chaque bone est associé à une partie spécifique du modèle, offrant un cadre solide pour animer et permettant donc un contrôle précis du mouvement. Les contrôleurs sont les poignées virtuelles que les animateurs utilisent pour manipuler le personnage. Ils simplifient le processus d’animation en fournissant des interfaces intuitives pour déplacer, faire pivoter et redimensionner les différentes parties du modèle. Les déformateurs, quant à eux, désignent les outils qui permettent de modifier la forme du modèle sans altérer sa structure de base, en ajustant la géométrie du maillage du personnage (mesh).
Le séminaire Rig avancé, une opportunité de maîtriser l’art du Rigging
Durant leur séminaire, les étudiants de 3ème année d’Animation 2D/3D à l’ICAN ont donc travaillé sur la mise en mouvement d’un personnage sur le logiciel Maya à travers la méthode du rigging.
Ils ont ainsi pu créer la moitié du squelette avec l’aide de leur intervenante, et compléter l’autre moitié en autonomie. Les notions de points de pivot, de contrôleurs, de joints, d’attributs, d’offsets, etc, ont été abordées permettant aux étudiants de développer leurs compétences à ce sujet. En effet, les contrôleurs qui se caractérisent comme les éléments fils des joints, permettent par exemple de créer des contraintes pour l’ouverture et la fermeture des paupières.
La technique du rigging requiert de la rigueur sur le positionnement du squelette mais aussi sur l’organisation, telle que le renommage des différents contrôleurs, afin d’optimiser la précision et faciliter le travail de l’animateur. En effet, plus il y aura d’expressions, plus le rig sera complexe et dense, la rigueur est donc primordiale.
Parmi les nombreuses techniques d’animation contemporaines, le rigging se distingue ainsi comme un pilier essentiel, permettant aux animateurs de donner vie à des personnages virtuels de manière fluide et réaliste.
Malgré ses avantages, le rigging présente également des défis techniques. Les animateurs doivent trouver l’équilibre entre une structure de rig complexe pour plus de contrôle et une simplicité pour faciliter l’animation. De plus, les avancées technologiques continuent d’élargir les possibilités du rigging, introduisant des techniques avancées telles que le rigging facial pour des expressions encore plus subtiles.
En conclusion, le rigging est un élément fondamental de l’animation moderne qui ouvre de nouvelles dimensions créatives dans l’industrie de l’animation. Les étudiants en animation qui maîtrisent cette technique acquièrent une compétence essentielle pour créer des animations virtuelles dynamiques et captivantes.
Si vous souhaitez découvrir cette technique, pourquoi ne pas nous rejoindre à l’ICAN !
