Marathon caritatif du jeu vidéo : le triomphe du ZEvent
Une nouvelle édition du ZEvent s’est tenue du 9 au 11 septembre à Montpellier. Une fois n’est pas coutume, l’événement a pris des proportions colossales. Près de 10 millions de dons récoltés au profit de l’écologie cette année.
ZEvent 2022 : un marathon en ligne pour l’écologie
L’annonce officielle est tombée ce 12 septembre dernier : la nouvelle édition du ZEvent a permis de récolter quelque 10 182 126 euros au profit de cinq bénéficiaires œuvrant pour l’écologie : Sea Shepherd, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), The Sea Cleaners, Time for The Planet et le WWF.
La 7e édition de ce désormais mythique concours de streaming égale le montant astronomique de l’année dernière : près de 50 heures ininterrompues de diffusion en direct.
ZEvent : retour sur le concept
Le premier ZEvent s’est tenu en 2016. Le projet était issu des volontés combinées d’Adrien Nougaret et Alexandre Dachary (ZeratoR et Dach). L’objectif de l’événement est de réunir les meilleurs streameurs du moment pour récolter des dons en faveur d’associations caritatives. Organisé sur la plateforme sociale Twitch, l’événement consiste en un regroupement de streameurs reconnus sur 3 jours, et prend des allures de véritable marathon du jeu vidéo.
Tous les participants diffusent du contenu vidéo constant et en direct depuis le lieu de l’événement. Sont enregistrées des parties de jeux vidéos, des défis, des quiz ou encore des karaokés. Très actifs et volontaires, les streameurs sont libres de proposer des donation goals. Ce sont des objectifs de dons listés avec des paliers à dépasser. Pour chaque catégorie de don acquise, ils s’engagent par exemple à une action ou à donner des produits dérivés.
7e édition du ZEvent : une participation hors du commun
Très connectés, les organisateurs du ZEvent ont cette année montré leur attention envers leurs followers et la communauté des internautes. Initialement, les dons récoltés devaient aller à la fondation GoodPlanet. Accusée de greenwashing, elle est finalement écartée au profit des cinq structures précitées, qui ont été choisies suite à un vote du public.
Cette année, de très grands noms se sont associés à l’événement : Bigflo & Oli, PV Nova ou encore Soprano se sont produits au Zenith de Montpellier la veille du lancement du marathon du stream. Alain Chabat (dont il ne s’agit pas de la première contribution) a même co-animé un quiz en direct, qui a réuni quelque 200 000 spectateurs.
Téléthon nouvelle génération, le ZEvent est devenu incontournable sur la scène caritative française. Les streameurs francophones sont de véritables points de repère, des leaders d’opinions et de grandes sources de motivation pour de nombreux internautes. Forts de leur enseignement de très haut niveau académique et technique, les étudiants de l’ICAN sont parfaitement en mesure de collaborer sur des événements du milieu du jeu vidéo tels que le ZEvent.
Les organisateurs ont fait savoir que l’édition 2022 marquait la fin du format du ZEvent tel qu’on le connaît aujourd’hui. Ils souhaitent proposer un événement à échelle humaine, avec des streameurs moins nombreux, mais plus de spectateurs actifs en ligne.
Sarah El Abbadi – Promo 2018 Bachelor Design jeux vidéo
Après un Bachelor Game Design obtenu en 2018, Sarah El Abbadi décroche un poste d’Associate Producer Motion Capture & Tournage chez Quantic Dream. Passionnée de toujours du monde du jeu vidéo, cette ancienne étudiante de l’ICAN nous fait découvrir son nouvel univers professionnel.

Présentez-vous-en quelques mots
Je m’appelle Sarah, je suis issue du Bachelor Game Design promotion 2018 et je suis Chargée de Production. J’ai toujours voulu travailler dans le jeu vidéo depuis toute jeune. La production, et plus largement la gestion de projet, m’a attiré pendant mes études. J’ai d’abord fait une première année de Licence LLCE à l’université de Caen puis un DUT MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet). Pendant cette période de 2 ans, j’ai souvent été amenée à prendre les devants dans l’organisation des différents projets. Le coup de foudre pour ce métier a eu lieu alors que toute ma promotion travaillait sur la production d’une émission de WebTV. Après cela, je me suis inscrite à l’ICAN afin de me recentrer sur le jeu vidéo, et c’est mon stage de fin d’étude chez Koalabs qui m’a ouvert les portes de la production.
Parlez-nous de votre poste actuel
J’occupe le poste de Chargée de Production Motion Capture et Tournage au sein de Quantic Dream. Mes équipes sont à la fois très créatives et techniques. Je jongle entre la recherche et le développement, l’opération Mocap et l’organisation opérationnelle du plateau ainsi que l’accompagnement organisationnel de la réalisation. Je passe beaucoup de temps à structurer les équipes et leurs processus de communication et d’interaction. Nous travaillons sur plusieurs projets internes, mais nous devons également nous occuper des productions de nos studios Third Party ainsi que des clients externes qui viennent exploiter le studio de Motion Capture.
En marge de tout cela, je participe à la mise en place des Workflow du studio pour les projets internes ainsi qu’à la rédaction et publication de la newsletter interne du studio.
Pourriez-vous décrire une journée type ?
C’est une question difficile !
Pour commencer, il y a les « daily meeting ». Trois fois par semaine, je rencontre mes équipes en petit comité afin que nous abordions des sujets liés à leurs conditions de travail et également à l’avancée de leurs tâches. Ces moments sont très importants car ils permettent de réellement créer des liens et de mieux connaître les équipes. Pour l’équipe Tournage, je passe une bonne partie de mon temps avec eux pour organiser les « prépas ». Ce sont des réunions avec des membres spécifiques d’autres départements – Game Design, Direction Créative ou Artistique, Recherche & Développement, Animation, Son, ou d’autres encore selon les besoins. Pendant ces temps de discussions, les équipes définissent le contenu et les intentions des tournages à venir. Comme nous en avons beaucoup, il y a pleins de réunions ! Mon travail pendant ces temps de décision est de prendre note des éléments importants et des besoins de mes équipes afin de les remonter aux chargé.e.s de production concerné.e.s, mais également de structurer les échanges et de définir les ordres du jour.
Mon temps libre est consacré à la mise en place d’outils de suivi de production, de définition des besoins utilisateurs avec la R&D, de suivi de production des équipes en charge du développement des outils pour la Motion Capture et également la production de documents de récapitulation des différentes réunions (qu’elles soient à venir ou passées).
Ensuite, il y a les jours de tournage ! C’est un peu l’effervescence, il y a beaucoup de monde sur le plateau. Il faut s’occuper des acteurs et également prendre note des décisions prises sur le plateau qui sont à communiquer aux autres départements ou à la direction. Nous avons un minutage très précis qu’il nous faut respecter alors on ne chôme pas ! Tout le monde est sur le pont et je dois souvent jongler avec des demandes extérieures aux tournages (le temps ne s’arrête pas pour les autres équipes !).
Quand on sort de ces journées-là, l’équipe est souvent à bloc et la pression ne redescend que lorsque l’on clôt la dernière prise et que tout le monde s’applaudit pour le travail accompli.
Comment avez-vous découvert que vous aimiez l’univers du web, de la prod, des jeux vidéo et que vous vouliez en faire votre métier ?
Très tôt j’ai voulu consacrer ma vie professionnelle aux jeux vidéos. Je voulais être artiste 2D/3D et j’ai passé beaucoup de temps à dessiner, que ce soit en traditionnel ou sur logiciel et tablette numérique. L’objectif a bien sûr évolué au fil des années mais j’ai gardé mon envie de travailler dans le divertissement. C’est en jouant à ma toute première console, la PS2, que j’ai découvert des jeux comme Okami ou Kingdom Hearts par exemple. Lorsque j’ai vu les premiers crédits, j’ai compris qu’il y avait du monde derrière ces jeux vidéo et que je voulais en faire partie.
De nouveaux projets en cours ?
Le seul projet dont je peux vous parler c’est Star Wars : Eclipse. Je suis très fière de travailler sur cette licence que j’affectionne tout particulièrement. C’est très important pour moi de faire ce projet et de le mener à terme. La réalisation et la motion capture sont au cœur de cette production et travailler avec cette équipe est à la fois un honneur et un défi !
Quelle est votre « mission préférée » ? LA chose que vous aimez le plus faire (organisation de la prod, suivi de la prod, recrutement des équipes, analyse des résultats…)
Ce que j’aime le plus dans mon travail c’est l’organisation et la mise en place des process. C’est un travail de fond qui ne s’arrête jamais vraiment puisque l’on peut toujours faire mieux. C’est très challengeant et ça demande de véritablement comprendre le travail des équipes avec lesquelles on collabore.
Quels logiciels utilisez-vous et quel est votre préféré ?
Les outils pour le suivi de production et l’organisation peuvent être assez variés. A Quantic Dream, nous utilisons Atlassian et ses extensions : Trello, Confluence et Jira. Trello pour le suivi des tâches des équipes Mocap et Tournage (me concernant), Confluence me sert à communiquer avec les départements via des documents collaboratifs et Jira à suivre le travail de la R&D sur les sujets qui m’intéressent. Autrement, nous utilisons Shotgrid pour le suivi de création des assets que l’on retrouve en jeu. La suite Office permet de générer des documents à partager avec les équipes. Mon petit coup de cœur c’est MIRO, un logiciel de tableau blanc collaboratif hyper intuitif sur lequel j’ai beaucoup travaillé pour illustrer les workflows notamment.
Quelles sont pour vous les qualités indispensables pour travailler dans ce milieu ?
Je trouve que le jeu vidéo est un milieu dans lequel on peut être tout ce que l’on veut. Il faut être soi-même. Il y a tout un tas de personnalités variées qui sont animées par des objectifs complètement différents. Aussi, beaucoup de gens qui travaillent dans le jeu vidéo ne sont pas joueurs eux-mêmes.
Pour ce qui est de la production plus spécifiquement, on va rechercher surtout des qualités humaines et organisationnelles. Comme nous travaillons beaucoup en équipe, il faut savoir planifier et organiser les effectifs avec raison et méthode.
Je dirai aussi que pour être un bon chargé de production, de mon point de vue, il faut aussi être technique. C’est une qualité qui permet de mieux cerner les besoins de nos départements et par conséquent d’être plus efficace. A Quantic Dream par exemple, on a des chargé.e.s de production très techniques qui gèrent les départements et les chef.fe.s de projet ont un profil plus organisationnel. Beaucoup ont les deux qualités d’ailleurs, c’est une question d’équilibre.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui suivent aujourd’hui cette formation ?
Mon principal conseil serait : Ne négligez pas les méthodes de production. Surtout dans vos projets d’étudiants. Avec une bonne méthode efficace qui vous correspond, vous pourrez véritablement abattre beaucoup de travail en un minimum de temps ! Et puis aussi, amusez-vous, que ce soit dans vos études ou dans votre prochain poste, amusez-vous et jouez à ce que vous produisez !
Comment faire un film d’animation sur ordinateur ?
Faire un film d’animation ne s’improvise pas. L’extrême technicité du secteur nécessite impérativement de mettre sur pied des équipes qualifiées et spécialisées. Ces professionnels suivent des étapes de conception spécifiques et doivent savoir utiliser les derniers logiciels de pointe. Quelle méthode est privilégiée dans ce contexte pour faire un film d’animation sur ordinateur ?
Faire un film d’animation : choisir la bonne technique
L’animation regroupe plusieurs techniques qui visent à donner du mouvement aux images. Elle concerne le dessin animé au même titre que les images obtenues sur ordinateur et filmées les unes après les autres puis passées successivement à l’écran. Il est possible de les faire défiler selon un rythme de 8, 12 ou 24 images par seconde, en fonction du rendu désiré.
Outre le dessin animé, de nombreuses autres techniques existent en animation, dont le stop motion. Très appréciée, cette méthode consiste à créer des marionnettes ou des animatroniques, à les photographier dans chaque pose de décomposition de leur mouvement et à faire défiler les prises de vues afin de reproduire un enchaînement d’actions. Il est possible aussi d’utiliser des papiers découpés, de la pâte à modeler, des visuels obtenus à partir de sable, etc. C’est ce que l’on appelle l’animation en volume.
Le choix de la technique d’animation est important, puisqu’il conditionne le rendu final et donc l’ambiance de l’œuvre produite. C’est une décision qui est à prendre en amont des étapes de la création animée à proprement parler et qui est dévolue aux équipes de réalisation.
Monter une équipe capable de faire un film d’animation
Ainsi, faire un film d’animation suppose qu’une équipe complète d’experts de l’audiovisuel s’empare d’un projet commun. Pour parvenir à produire un film d’animation, il faut en effet respecter les étapes classiques de la production audiovisuelle.
Tout commence donc par une idée formalisée sous la forme d’un scénario et mise en images en story-board. Ces documents constituent une première source d’indications pour les équipes de dessinateurs, d’illustrateurs et de coloristes, qui prendront appui sur ces informations afin de produire leurs propres supports.
Les animateurs produisent en premier lieu les “sketches”, soit les poses principales d’un sujet en mouvement (généralement la première et la dernière action). Les assistants se chargent ensuite de dessiner les poses intermédiaires afin de parvenir à un enchaînement complet de mouvements décomposés. Naturellement, ces phases de dessin sont aujourd’hui effectuées sur ordinateur et via des logiciels professionnels.
Le recours aux technologies est à ce titre un instrument crucial pour faire un film d’animation de qualité. Cela permet en effet de constituer des équipes pluridisciplinaires, qui comprennent divers de corps de métiers spécialisés : coloristes, illustrateurs, dessinateurs, animateurs ou encore experts du mouvement animé. L’extrême technicité de chaque élément à produire pour faire un film d’animation a conduit le secteur à s’expertiser au maximum. On voit donc des “métiers capsule” émerger : des empois de spécialistes capables d’opérer sur une infime partie d’une œuvre afin de proposer des rendus d’une qualité jusqu’ici inégalée. C’est le cas du digital matte painter, qui crée les décors et les environnements numériques du film ; du chara designer, qui s’occupe de l’esthétisme des personnages, des motion designers ou encore des rigging artists.
Chaque spécialiste va donc œuvrer de son côté, mais sur le même logiciel, ce qui permettra une meilleure transmission des supports d’une étape à une autre : les dessinateurs peuvent aisément confier les dessins en noir et blanc aux coloristes chargés de les teindre. Les logiciels professionnels offrent ainsi une meilleure spécialisation de la production des films animés : les équipes de post-production peuvent ensuite assembler le puzzle toujours via les mêmes plateformes numériques de travail, ce qui facilite aussi les phases de retouche.
Cependant, avant la post-production, il faut procéder au tournage du film, soit à la capture vidéo ou photo des dessins produits. S’ensuivent alors les étapes qui consistent à assembler les plans-séquences et les images afin d’obtenir un rendu fluide et complet. En tant qu’œuvre audiovisuelle à part entière, pour faire un film d’animation, il faut s’entourer d’experts formés et aguerris. Il en va de même pour la promotion et la diffusion de l’œuvre, qui s’appuient sur le travail des attachés de presse ou des directeurs de cinéma par exemple.
Faire un film d’animation : se former et pratiquer
Nous l’avons vu, faire un film d’animation suppose de rassembler une équipe composée de spécialistes de leur secteur et capable de travailler sur les mêmes logiciels de pointe. Obtenir ce niveau d’expertise n’est alors possible qu’après de solides formations professionnelles et d’une expérience sur le terrain. Il existe désormais sur le marché de très nombreux logiciels. Les étudiants et les professionnels du secteur les découvrent un à un par la pratique afin de déterminer quels sont les avantages de chacun, pour être en mesure de véritablement choisir le support le plus adapté à leur projet.
Toon Boom Harmony est plébiscité par les professionnels pour faire un film d’animation. Il a même reçu le Primetime Emmy Award en 2012. C’est sur ce logiciel qu’ont travaillé les équipes des Simpsons ou de Rick et Morty. Autre solution très appréciée des experts de l’animation : Adobe Animate CC, qui permet de créer des dessins animés, des publicités ou même des jeux. Adobe propose, Adobe Substance 3D pour l’animation 3D, qui dispose de fonctionnalités de haut niveau et offre des rendus extrêmement réalistes. Enfin, certains préfèrent utiliser Blender, qui bénéficie d’une solide réputation dans le domaine.
Pour connaître (et manipuler) ces logiciels de pointe, il faut naturellement les utiliser sur le long-terme. Les étudiants dans les écoles d’animation peuvent manipuler ces outils dans le cadre de leurs projets d’études. À chaque nouveau sujet, ils peuvent décider de tester un nouvel outil afin « de se faire la main » et de découvrir toutes les fonctionnalités de chaque offre. Les professionnels, quant à eux, travaillent généralement sur le même support, mais doivent être en mesure de transiter immédiatement sur un autre logiciel. C’est pour cette raison qu’ils effectuent des veilles de leur secteur, afin de connaître toutes les nouveautés technologiques. Certains, très avisés, n’hésitent d’ailleurs pas à suivre des formations en parallèle de leur emploi afin de maîtriser toutes les dernières fonctionnalités des meilleurs produits du marché.
La gestion de ces outils de pointe est une véritable nécessité pour faire un film d’animation. C’est pour cette raison que les recruteurs du secteur sont très attentifs au parcours professionnel des candidats qu’ils recrutent. Ils privilégient des profils justifiant d’une véritable connaissance métier, généralement acquise au titre d’un parcours universitaire en alternance. L’alternance, c’est un véritable tremplin vers l’insertion professionnelle dans le secteur de l’animation. C’est une occasion en or de se former au contact de professionnels et d’acquérir des savoir-faire techniques ainsi que de se constituer un carnet d’adresses, très utile pour obtenir un premier emploi.
L’ICAN forme les experts de l’animation de demain. Son parcours Design 3D et Animation offre un enseignement de haut niveau, qui permet de découvrir toutes les ficelles du secteur : painting / designing, texturing avec substance, modelling ou compositing sous After Effects. Les nombreux stages d’immersion ouverts aux étudiants leur permettent de découvrir la réalité du terrain et d’opter pour leur branche de prédilection.
Pour faire un film d’animation, il faut maîtriser les derniers outils logiciels et se former aux métiers spécialisés du secteur : animateur 3D, environment artist, storyboarder et de savoir impérativement travailler en équipes pluridisciplinaires.
JPO : immersion dans l’univers de l’ICAN
L’Institut de Création et d’Animation Numériques vous accueille au sein de ses locaux pour une journée portes ouvertes inédite le 22 octobre prochain. L’occasion pour les visiteurs et les futurs étudiants de découvrir le nouveau campus de l’ICAN.
Le Directeur, Brice Roy, et toute l’équipe pédagogique de l’ICAN s’enthousiasment à l’idée de présenter leur campus flambant neuf. Situé rue du Ranelagh, dans le 16e arrondissement de Paris, il n’accueillera pas moins de 1 400 étudiants à la rentrée 2022-2023. Avec plus de 3 000m2 de surface, ce campus sera un véritable temple dédié l’apprentissage et la créativité de ses futurs élèves.
Un programme bien garni
Lors de cette journée portes ouvertes, les futurs étudiants seront plongés en pleine immersion dans les univers 5 univers de l’ICAN : Game Design, Animation 3D, Web & Digital, UX Design et Bandes Dessinées Numériques. Brice Brice Roy ainsi que les équipes pédagogiques, l’équipe des Relations Entreprises et celle des Admissions seront bien évidemment présentes pour fournir l’ensemble des informations nécessaires à l’intégration de l’école.
S’en suivra une visite de l’établissement, afin de découvrir les installations mises en place pour favoriser l’apprentissage : salle VR, salles de cours modulables, espaces de co-working, murs d’écriture, chill room… Les visiteurs auront également l’occasion de découvrir des projets récemment réalisés par des élèves de l’école.
Enfin, et puisque personne ne peut en parler mieux qu’eux, des étudiants seront présents pour échanger autour de la vie au sein de l’ICAN. Ils partageront leur expérience et parleront de ce que leur apporte leur formation au sein de l’école.
Alors rendez-vous samedi 22 octobre, de 14h00 à 18h00, 64 rue du Ranelagh !
Comment faire un film d’animation sur ordinateur ?
Faire un film d’animation ne s’improvise pas. L’extrême technicité du secteur nécessite impérativement de mettre sur pied des équipes qualifiées et spécialisées. Ces professionnels suivent des étapes de conception spécifiques et doivent savoir utiliser les derniers logiciels de pointe. Quelle méthode est privilégiée dans ce contexte pour faire un film d’animation sur ordinateur ?

Faire un film d’animation : choisir la bonne technique
L’animation regroupe plusieurs techniques qui visent à donner du mouvement aux images. Elle concerne le dessin animé au même titre que les images obtenues sur ordinateur et filmées les unes après les autres puis passées successivement à l’écran. Il est possible de les faire défiler selon un rythme de 8, 12 ou 24 images par seconde, en fonction du rendu désiré.
Outre le dessin animé, de nombreuses autres techniques existent en animation, dont le stop motion. Très appréciée, cette méthode consiste à créer des marionnettes ou des animatroniques, à les photographier dans chaque pose de décomposition de leur mouvement et à faire défiler les prises de vues afin de reproduire un enchaînement d’actions. Il est possible aussi d’utiliser des papiers découpés, de la pâte à modeler, des visuels obtenus à partir de sable, etc. C’est ce que l’on appelle l’animation en volume.
Le choix de la technique d’animation est important, puisqu’il conditionne le rendu final et donc l’ambiance de l’œuvre produite. C’est une décision qui est à prendre en amont des étapes de la création animée à proprement parler et qui est dévolue aux équipes de réalisation.
Monter une équipe capable de faire un film d’animation
Ainsi, faire un film d’animation suppose qu’une équipe complète d’experts de l’audiovisuel s’empare d’un projet commun. Pour parvenir à produire un film d’animation, il faut en effet respecter les étapes classiques de la production audiovisuelle.
Tout commence donc par une idée formalisée sous la forme d’un scénario et mise en images en story-board. Ces documents constituent une première source d’indications pour les équipes de dessinateurs, d’illustrateurs et de coloristes, qui prendront appui sur ces informations afin de produire leurs propres supports.
Les animateurs produisent en premier lieu les « sketches », soit les poses principales d’un sujet en mouvement (généralement la première et la dernière action). Les assistants se chargent ensuite de dessiner les poses intermédiaires afin de parvenir à un enchaînement complet de mouvements décomposés. Naturellement, ces phases de dessin sont aujourd’hui effectuées sur ordinateur et via des logiciels professionnels.
Le recours aux technologies est à ce titre un instrument crucial pour faire un film d’animation de qualité. Cela permet en effet de constituer des équipes pluridisciplinaires, qui comprennent divers de corps de métiers spécialisés : coloristes, illustrateurs, dessinateurs, animateurs ou encore experts du mouvement animé. L’extrême technicité de chaque élément à produire pour faire un film d’animation a conduit le secteur à s’expertiser au maximum. On voit donc des « métiers capsule » émerger : des empois de spécialistes capables d’opérer sur une infime partie d’une œuvre afin de proposer des rendus d’une qualité jusqu’ici inégalée. C’est le cas du digital matte painter, qui crée les décors et les environnements numériques du film ; du chara designer, qui s’occupe de l’esthétisme des personnages, des motion designers ou encore des rigging artists.
Chaque spécialiste va donc œuvrer de son côté, mais sur le même logiciel, ce qui permettra une meilleure transmission des supports d’une étape à une autre : les dessinateurs peuvent aisément confier les dessins en noir et blanc aux coloristes chargés de les teindre. Les logiciels professionnels offrent ainsi une meilleure spécialisation de la production des films animés : les équipes de post-production peuvent ensuite assembler le puzzle toujours via les mêmes plateformes numériques de travail, ce qui facilite aussi les phases de retouche.
Cependant, avant la post-production, il faut procéder au tournage du film, soit à la capture vidéo ou photo des dessins produits. S’ensuivent alors les étapes qui consistent à assembler les plans-séquences et les images afin d’obtenir un rendu fluide et complet. En tant qu’œuvre audiovisuelle à part entière, pour faire un film d’animation il faut s’entourer d’experts formés et aguerris. Il en va de même pour la promotion et la diffusion de l’œuvre, qui s’appuie sur le travail des attachés de presse ou des directeurs de cinéma par exemple.
Faire un film d’animation : se former et pratiquer
Nous l’avons vu, faire un film animation suppose de rassembler une équipe composée de spécialistes de leur secteur et capable de travailler sur les mêmes logiciels de pointe. Obtenir ce niveau d’expertise n’est alors possible qu’après de solides formations professionnelles et d’une expérience sur le terrain. Il existe désormais sur le marché de très nombreux logiciels. Les étudiants et les professionnels du secteur les découvrent un à un par la pratique afin de déterminer quels sont les avantages de chacun, pour être en mesure de véritablement choisi le support le plus propice à leur projet.
Toon Boom Harmony est plébiscité par les professionnels pour faire un film d’animation et il a même reçu le Primetime Emmy Award en 2012. C’est sur ce logiciel qu’ont travaillé les équipes des Simpsons ou de Rick et Morty. Autre solution très appréciée des experts de l’animation : Adobe Animate CC, qui permet de créer des dessins animés, des publicités ou même des jeux. Adobe propose, pour l’animation 3D, Adobe Substance 3D, qui dispose de fonctionnalités de haut niveau et offre des rendus extrêmement réalistes. Enfin, certains préfèrent utiliser Blender, qui bénéficie d’une solide réputation dans le domaine.
Pour connaître (et manipuler) ces logiciels de pointe, il faut naturellement les utiliser sur le long-terme. Les étudiants dans les écoles d’animation peuvent manipuler ces outils dans le cadre de leurs projets d’études. À chaque nouveau sujet, ils peuvent décider de tester un nouvel outil afin « de se faire la main » et de découvrir toutes les fonctionnalités de chaque offre. Les professionnels, quant à eux, travaillent généralement sur le même support, mais doivent être en mesure de transiter immédiatement sur un autre logiciel. C’est pour cette raison qu’ils effectuent des veilles de leur secteur, afin de connaître toutes les nouveautés technologiques. Certains, très avisés, n’hésitent d’ailleurs pas à suivre des formations en parallèle de leur emploi afin de maîtriser toutes les dernières fonctionnalités des meilleurs produits du marché.
La gestion de ces outils de pointe est une véritable nécessité pour faire un film d’animation. C’est pour cette raison que les recruteurs du secteur sont très attentifs au parcours professionnel des candidats qu’ils recrutent. Ils privilégient des profils justifiant d’une véritable connaissance métier, généralement acquise au titre d’un parcours universitaire en alternance. L’alternance, c’est un véritable tremplin à l’insertion professionnelle dans le secteur de l’animation. C’est une occasion en or de se former au contact de professionnel et d’acquérir des savoir-faire techniques ainsi que de se constituer un carnet d’adresses, très utile pour obtenir un premier emploi.
L’ICAN forme les experts de l’animation de demain : son parcours Design 3D et Animation offre un enseignement de haut niveau, qui permet de découvrir toutes les ficelles du secteur : painting / designing, texturing avec substance, modelling ou compositing sous After Effects. Les nombreux stages en immersion ouverts aux étudiants leur permettent de découvrir la réalité du terrain et d’opter pour leur branche de prédilection.
Pour faire un film d’animation, il faut maîtriser les derniers outils logiciels et se former aux métiers spécialisés du secteur : animateur 3D, environment artist, storyboarder et de savoir impérativement travailler en équipes pluridisciplinaires.
Zoom sur 6 métiers dans le secteur du jeu vidéo
L’industrie du jeu vidéo est en plein essor et il est plus que judicieux d’envisager une carrière dans le secteur. Quels sont les six métiers du domaine qui recrutent activement et comment s’y former pour y accéder ?
Jeu vidéo : tout commence avec le chef de projet
Le chef de projet d’un jeu vidéo est présent tout au long du processus de création et de production du jeu. Il commence à intervenir avant même que le projet soit accepté par le client commanditaire et poursuit son action jusqu’aux phases de reporting. Transdisciplinaire, c’est un métier polyvalent, qui requiert une solide connaissance à propos de l’industrie du jeu vidéo et une expérience métier valorisée au fil du temps.
Le chef de projet est d’abord et avant tout un passionné. C’est aussi un excellent coordinateur et un bon manager d’équipe, qui a une vision globale du développement d’un jeu vidéo, connaît les divers corps de métiers qui interviennent sur ses projets (et leurs contraintes techniques) et peut attribuer avec succès et justesse les diverses tâches à accomplir à ses collaborateurs.
Pour exercer comme chef de projet, il faut donc véritablement tout savoir des étapes de production d’un jeu, de sa conception à son développement technique. En effet, c’est ce professionnel qui est chargé de définir le planning de toutes les équipes de travail (sound design, animation, programmation, etc.) et d’en vérifier le bon suivi.
Le game designer : premier pas vers la conception technique
Poste essentiel de la conception de jeu vidéo, le game designer est le professionnel qui élabore le game play d’un projet : son concept, le principe de fonctionnement de l’univers, les missions des personnages et ses mécaniques techniques.
Le game designer se base sur les indications définies par le commanditaire et le chef de projet. Dans ce cadre structuré, il va créer le game play de son jeu. Il s’agit des règles du jeu, qui régissent l’intégralité de l’univers qu’il va concevoir : objectifs des personnages, situations et décors, phases du jeu et niveaux de difficulté voire même règles physiques spécifiques à un monde virtuel (gravité, pouvoirs magiques, etc.).
Son travail de création s’intègre dans une dynamique d’équipe : le game designer participe à établir le cahier des charges du projet. Ce document sera transféré aux diverses équipes qui y puisent les informations à propos des éléments graphiques à créer, des animations à concevoir, des illustrations sonores à produire et intégrer, etc.
Les actions et les choix du game designer sont donc restreints par les contraintes dictées au cahier des charges. Il vérifiera tout au long du projet que les avancées respectent ses exigences de logique, d’interactivité et de maniabilité du jeu. Son objectif final est donc de proposer un jeu agréable, captivant, unique, adapté à une cible spécifique et de haute qualité fonctionnelle et graphique. Après quelques années de travail, le game designer peut obtenir une rémunération minimale de 4000 euros bruts par mois.
Jeu vidéo : qui est le directeur artistique ?
Directeur, organisateur et manager de toutes les équipes artistiques qui interviennent dans le cadre de la création d’un jeu vidéo, le DA est responsable de la qualité graphique d’un projet. C’est donc un expert artistique et technique, capable de suivre la conception des projets les plus complexes.
En pratique, il définit les orientations techniques qui visent à produire un jeu qui respecte l’identité visuelle définie conjointement avec le client commanditaire. Son objectif est de concevoir des ambiances et des éléments graphiques propres à faire ressentir des émotions spécifiques au jeu : angoisse dans un décor effrayant, surprise dans un monde merveilleux, etc.
Le directeur artistique doit donc savoir travailler sur des supports papier et matériel classiques, afin de réaliser des croquis de travail. Il lui faut aussi maîtriser les logiciels de pointe du dessin assisté par ordinateur ou de la conception graphique. Très recherché des maisons d’édition, le directeur artistique peut gagner jusque 50 000 euros par mois en milieu de carrière.
Développeur de jeu vidéo : le fil conducteur d’une création
Le développeur de jeu vidéo est un professionnel du secteur qui travaille du début à la fin du développement d’un projet. Il officie au sein d’une équipe technique et travaille en étroite collaboration avec le directeur artistique et technique.
C’est lui qui va devoir traduire en code informatique le jeu vidéo dans son intégralité : personnages, mouvements, esthétique de l’univers, niveaux de difficulté, etc. Il est garant de la bonne fonction du code ainsi édité, qu’il doit concevoir comme fluide, performant et rapide.
Lorsqu’un projet de création de jeu est débuté, il intervient activement dans la définition du cahier des charges avec les clients commanditaires, les directeurs artistiques et les autres corps de métiers qui interviennent sur le projet.
Plus tard dans le développement de son interface, il programmera des éléments spécifiques du jeu (menus, actions, outils, etc.) ou confiera des tâches spécifiques à chaque membre de son équipe développement.
Enfin, il se chargera d’effectuer les tests sur les versions du jeu, pour repérer les erreurs de code et y remédier rapidement.
L’animateur 2D/3D : chef d’orchestre des mouvements
L’animateur 2D/3D n’officie pas uniquement dans l’univers du jeu vidéo, bien que ce soit la filière qui recrute le plus de ces experts des images animées. Dans le cadre de son travail, ce professionnel part des visuels dessinés des personnages ou des éléments graphiques du jeu et se charge de leur donner vie.
En pratique, l’animateur définit les mouvements des objets animés au moyen de programmes informatiques de pointe. Il indique au logiciel les coordonnées de départ et d’arrivée des personnages et spécifie quel type d’animation et de mouvement il attend.
Très créatif, l’animateur 2D/3D peut donner vie à toute sorte de visuels : personnages, objets ou même décors. L’animateur peut œuvrer sur des éléments de détail : donner un sourire à un personnage, rendre expressif un regard et donc créer des personnages plus réalistes. Il joue sur les textures, en portant une attention spécifique au grain de peau des personnages, à la lumière dans leurs yeux ou au réalisme des mouvements qu’il intègre au jeu. Il sait néanmoins intégrer ses propositions à un projet structuré, en respectant les contraintes budgétaires et les attentes de ses clients. Ses propositions s’inscrivent donc dans le cadre des obligations techniques et du gameplay définis au titre des réunions préparatoires de son projet.
Programmateur moteur : un spécialiste dans le jeu vidéo
La méthode de création d’un jeu vidéo fait intervenir plusieurs corps de métiers spécialisés tout au long du processus créatif. Ce choix s’explique par la technicisation croissante des logiciels de travail et par le haut niveau de développement désormais atteint par les équipes créatives. Ainsi, des métiers « capsule » véritablement spécialisés sur un élément spécifique de la conception d’un jeu ont vu le jour, comme le programmateur moteur.
Ce professionnel est un expert très pointu des mouvements dans un jeu vidéo. Il maîtrise plusieurs langages de programmation et connaît tous les logiciels du secteur, ce qui lui permet d’intervenir sur toutes les interfaces. Essentiellement, son objectif est de vérifier le bon fonctionnement moteur du jeu une fois que tous les éléments conçus par les équipes spécialisées ont été assemblés les uns avec les autres. Il est donc amené à analyser les aspects graphiques ou le code technique du jeu sur lequel il travaille. Son action est bien évidemment encadrée par le cahier des charges, dont il vérifie le bon suivi.
Streamer dans le jeu vidéo : qu’est-ce que c’est ?
Dernier-né des métiers du jeu vidéo, streamer est un emploi à cheval entre influenceur et athlète de e-sport. Le streamer diffuse en direct via une plateforme de streaming comme Twitch ses parties de jeu vidéo. Généralement, il a une grande communauté d’abonnés qui le suit et qui réagit instantanément à ses exploits dans l’interface.
Excellent joueur, show man (ou show woman) et animateur de ses propres parties, le streamer est très recherché par les maisons d’édition de jeu, qui lui confient les essaie en direct et en avant-première de leurs nouvelles créations, ou qui lui proposent des contrats de partenariat.
L’ICAN offre de nombreuses formations spécialisées dans le jeu vidéo, qui bénéficient de l’apprentissage en alternance et d’un très haut niveau technique et académique.
Le colossal développement du secteur du jeu vidéo conduit les maisons d’édition à recruter massivement. Elles privilégient les candidats qui ont suivi un cursus technique spécialisé et qui font preuve, à la sortie de leurs études, d’une première expérience professionnelle.
Visitez un temple shintoïste au Japon avec Kankyo
Envie de voyager au Japon ? Alexandre Meynard, étudiant en 5ème année de Mastère Design 3D et Animation Temps Réel à l’ICAN, révèle « Kankyo », son projet de fin année. Plongez dans un environnement réaliste et immersif, au cœur du Japon…
Plénitude et sérénité
Modélisé en 3D par Alexandre, Kankyo, qui signifie « environnement » en japonais, est une représentation du temple Kamishikimi Kumanoimasu, un sanctuaire shintô enfoui dans une forêt de cèdres à Takamori, non loin du mont Aso dans la préfecture de Kumamoto au Japon.
« Ma principale intention était de retranscrire dans mon environnement 3D, les émotions, le calme et l’apaisement que je ressentais en contemplant les photos d’un endroit comme celui-là… » ajoute Alexandre. De plus, le sound design vient intensifier cette sensation de tranquillité et de sérénité avec les chants des oiseaux et le bruit des feuilles emportées par le vent, qui donne à celui qui s’y plonge l’impression d’être réellement en immersion dans le paysage.
Immersion et interactivité
Avec son sens aiguisé du détail, Alexandre a fait le choix significatif de réaliser son animation en FPS (First Person Shooter) afin que le joueur ne puisse visualiser que ce qui se présente dans son champ de vision. L’objectif était de créer une expérience interactive dans laquelle le joueur peut se déplacer librement en marchant, zoomer ou allumer une lampe torche dans la nature par exemple.
Cette production est le résultat de deux années d’apprentissage en Mastère Design 3D et Animation Temps Réel au sein de l’ICAN, organisé autour de 3 pôles de compétences : l’animation dynamique, le développement en imagerie 3D et le design d’interactivité.
Pour découvrir d’autres projets réalisés par Alexandre, c’est ici !
Quels sont les différents types d’animation ?
Des trucages traditionnels aux images de synthèse, comment les types d’animation se sont nourris des innovations des précurseurs du dessin animé pour aboutir aux réalisations contemporaines intégralement assistées par ordinateur ?
Les types d’animation traditionnelle
Avant l’arrivée du digital, l’animation existait déjà. Proches du trucage, il s’agit de techniques encore utilisées de nos jours. Le premier grand type d’animation, c’est le dessin défilant. La première illusion consiste d’ailleurs à faire tourner un disque autour d’un axe dans lequel étaient aménagées des fentes. Sur la surface du disque étaient peintes les diverses phases d’un objet en mouvement. En observant la rotation à la lumière depuis un miroir, on pouvait voir son mouvement continu : c’est le Stroboscope de Stampfer.
Très rapidement, les professionnels du cinéma et de l’illusion utilisent des marionnettes ou des animatroniques afin de donner vie à des créatures fantastiques. Ces poupées, parfois grandeur nature, nécessitent qu’un acteur ou un « pilote » se charge de leur donner leur mouvement. Cette technique a notamment été utilisée dans la saga Star Wars, avec le succès qu’on lui connaît.
La 2D : entre animation traditionnelle et numérique
La majorité de ces types d’animations traditionnelles consiste à faire défiler rapidement des images uniques afin de stimuler le mouvement, en jouant sur la persistance rétinienne. Une cadence de 12 images par seconde permet de créer cette illusion d’optique et une bonne qualité de fluidité des images. Parfois, on opte pour une technique de 8 images par seconde. Dans ce cas, l’animation est moins fluide, mais les temps de production sont nettement diminués.
Dans le dessin animé classique, on privilégie le rythme de 12 images par seconde. On dit que l’on travaille « sur 2 » : le temps d’exposition de chaque image est réparti sur deux visuels au lieu d’un seul. Comme au cinéma, une seconde comprend 24 images, le dessin va défiler deux fois sous les yeux du spectateur.
Désormais, ce sont les animateurs 2D qui se chargent de ce type d’animations. Ces experts du dessin et des techniques du mouvement se basent sur les story-boards fournis par les équipes de production. Ils commencent leur travail en dessinant les « extrêmes ». Ce sont les poses principales dans lesquelles le sujet subit les plus grands changements de position (généralement la première et la dernière image d’un plan-séquence). Entre chaque pose d’extrême, ils dessinent les « breakdowns » : les visuels intermédiaires qui permettent de décomposer le mouvement. Généralement, dans les grands studios d’animation comme Walt Disney, les dessins intermédiaires étaient dévolus aux jeunes animateurs, tandis que les dessinateurs principaux s’occupaient les grandes poses.
Encore aujourd’hui, les animateurs 2D ne dessinent en général que des « sketches ». Il s’agit de rendus au crayon graphite qui seront repris par les illustrateurs chargés de les mettre au propre. On « clean » ensuite les images en retraçant à la main le trait de contour par exemple. Puis elles sont transmises aux équipes de colorisation. Enfin, les visuels sont filmés un à un pour les transformer en fichier vidéo qui sera monté grâce aux techniques actuelles de la post-production.
Animation traditionnelle et programme informatique : de l’animatronique à l’image de synthèse
Bien que ce type d’animation reste traditionnel, la technique de la 2D a majoritairement recours au dessin assisté sur ordinateur. Les animateurs comme les illustrateurs et les coloristes utilisent en effet les programmes informatiques professionnels dès les premières étapes d’élaboration de leurs visuels.
La technologie offre en effet de gagner du temps et de réduire les coûts de production. C’est aussi un excellent moyen de simplifier les transferts d’images d’un service à l’autre et de favoriser la collaboration inter-équipes. Par exemple, les professionnels du nettoyage et de la colorisation travaillent sur le même logiciel, ce qui garantit de conserver les fichiers sans les endommager lors des transferts. En utilisant les outils informatiques, les équipes de créatifs peuvent aussi transiter d’un type d’animation numérique à l’autre, en travaillant constamment sur des fichiers dématérialisés.
Le recours à la technologie permet aussi de voir émerger de nouveaux emplois spécialisés, chaque expert s’occupant ainsi de sa partie, afin de proposer un rendu final global de très haute qualité. Car c’est aujourd’hui la méthode privilégiée pour faire un film d’animation, quel que soit le type de technique choisi. Chaque expert s’occupe de réaliser un élément de sa spécialité, puis les étapes de post-production rassemblent en un rendu unique toutes les parties provenant des divers services.
Le monde du digital et ses divers types d’animation
Les animations digitales ont conquis le monde de la production audiovisuelle au même titre que les professionnels du dessin assisté par ordinateur. En animation numérique, tous les visuels sont intégralement fournis par l’ordinateur : du processus de story-board jusqu’à la modélisation du mouvement, le paramétrage de l’éclairage et le réglage des mouvements de caméra.
C’est l’animation 3D qui est la technique la plus utilisée. Au sein de cette branche, existent divers types d’animation : le keyframe (animation avec les trajectoires) ou l’animation avec les squelettes virtuels notamment.
- Le keyframe (ou le mouvement d’images clés). C’est un type d’animation qui définit les visuels clés d’un objet et qui calcule automatiquement les images intermédiaires qui constituent l’intégralité d’une séquence animée (les fameux plans « extrêmes » des animateurs traditionnels). Dans ce type de technique, le designer fait office d’animateur principal, en indiquant à la machine les paramètres d’attributs du visuel : forme, texture, couleur, positionnement, focale de la caméra, etc. Ces données sont définies comme des valeurs numériques pour chaque image-clé et sont automatiquement modifiées en fonction de la vitesse et des changements de paramètres nécessaires au défilement entre deux visuels clés.
- L’animation avec des trajectoires. Les trajectoires sont des lignes droites ou courbes qui sont composées de points occupant une position dans l’espace à un instant donné. Ce type d’animation offre aux animateurs professionnels de définir les mouvements rapides des objets ou des personnages. C’est une technique qui est souvent utilisée pour animer les déplacements de la caméra dans un espace 3D.
Le digital emprunte à l’animation classique d’autres types de méthodes qu’il transpose sur logiciel. C’est le cas de l’animation par marionnettes virtuelles, directement inspirées des animatroniques traditionnelles. Une marionnette virtuelle suppose de créer une structure osseuse capable structurellement d’assumer des mouvements, comme la marche ou le saut. Elles requièrent de modéliser des logiques de transmission du mouvement réalistes. Ainsi, elles peuvent être anthropomorphes ou zoomorphes, mais doivent répondre à leur propre logique de mouvement.
Les professionnels utilisent aussi l’hybridation du mouvement, qui est un type d’animation qui résulte de la capture de mouvement et de la synthèse de mouvement. Cette méthode est issue de la capture numérique des actions d’être humains et de la détermination abstraite (via des modèles logico-mathématiques) de mouvements réalisables. Cette animation de type hybride se base sur la rotoscopie tridimensionnelle : l’ensemble de méthodes qui offrent l’enregistrement du mouvement d’un acteur réel vers un personnage virtuel.
Animation procédurale, dynamique du mouvement, animation de formes (déformation ou métamorphose) : tous les types d’animation contemporains sont étudiés au sein du cursus Design 3D & Animation de l’ICAN. Grâce à sa pédagogie d’exception et à ses partenariats avec les plus grandes entreprises d’animation, l’établissement est en mesure de garantir à ses étudiants une formation professionnalisante grâce aux périodes de stages et à l’alternance à partir de la 4e année.
Les types d’animation, du traditionnel au numérique, ne cessent d’évaluer en raison de la haute technicité informatique contemporaine. Aujourd’hui, il faut étudier la réalité augmentée et la réalité virtuelle afin d’obtenir un profil complet et attractif pour les recruteurs du secteur.
Gala de remise des diplômes 2022
Le samedi 18 juin dernier, la mythique salle Wagram accueillait l’incontournable Gala de remise des diplômes de l’ICAN, résultats fructueux de plusieurs années d’études. L’événement a été clôturé par le traditionnel cocktail, moment d’échanges privilégié entre élèves et corps enseignant.

Le Gala récompense chaque année les alternants ayant finalisé avec succès leur cursus Bachelor (Bac +3) ou Mastère (Bac +5).
Un moment de partage et d’émotions
Pas moins de 450 personnes étaient présentes pour célébrer les diplômés de la promotion 2020/2021. Après deux années de restrictions dues à la COVID-19, les diplômés ont pu célébrer, avec leurs proches, la remise des diplômes animée par Brice Roy, Directeur de l’ICAN et Sylvie Masson, Directrice Pédagogique des filières Webdesign et Design 3D/Animation.
Il leur a été délivré leur titre reconnu par l’Etat de niveau 6 pour les Bachelor et de niveau 7 pour les Mastère. Après ces quelques heures d’émotions, un moment convivial autour d’une coupe a permis aux diplômés et familles de se retrouver tous ensemble.
Cet événement très attendu permet de réunir une dernière fois tous les alternants diplômés, leurs proches, les formateurs et membres encadrant de l’ICAN dans un contexte festif et convivial. Un moment unique pour célébrer collectivement la réussite de chacun, qui marque le début de leur carrière professionnelle pour les uns et la poursuite d’études supérieures pour les autres.
Retrouvez en images quelques moments de cet événement







Les étudiants de l’ICAN au Festival d’Annecy
Depuis plus de 60 ans, le Festival d’Annecy est LE rendez-vous immanquable des passionnés d’animation. A travers le Marché International du Film d’Animation (MIFA), il permet aux professionnels des quatre coins de la planète d’échanger, de créer un réseau et de faire évoluer leur projet. Du 13 au 18 juin dernier, les icaniens et icaniennes de la filière Design 3D et Animation ainsi que leurs intervenants se sont rendus à Annecy à l’occasion de cet évènement. Retour sur cette semaine rythmée par des rencontres, des découvertes et surtout des émotions fortes.

La passion, moteur de cette semaine inoubliable
Le Festival d’Annecy célèbre depuis toujours l’inventivité et la diversité des styles et techniques d’animation. Au total, plus de 500 films ont été projetés dont des longs et courts métrages en compétition, des avant-premières, des films en plein air et des projets de fin d’études.
A cette occasion, les étudiants ont eu le privilège de découvrir en avant-première des films très attendus tels que : Le Chat Potté 2, Buzz l’éclair, Le Petit Nicolas ou encore Les Minions 2.
De nombreux films ont également marqué les esprits de nos icaniens, parmi lesquels : My love affair with marriage, Sur le pont, The flying sailor et Unicorn war.
Le Festival offre également une porte ouverte à l’exploration de l’animation sous toutes ses formes : expositions, expériences en réalité virtuelle, réalité immersive…
Ils ont pu découvrir l’envers du décor, grâce aux “work in progress” qui permettent de découvrir les étapes de réalisation des longs et courts métrages d’animation, de séries et œuvres en XR en cours de production.

Des rencontres privilégiées
Le MIFA Campus, situé à l’Impérial Palace d’Annecy, est un lieu de rencontre incontournable entre experts du secteur, parrainé cette année par Masaaki Yuasa, prestigieux réalisateur japonais. Un grand nombre de conférences et masterclass ont été organisées, permettant au public de découvrir les processus créatifs et technologiques des plus grands studios d’animation.
Nos étudiants ont profité de ces échanges pour se faire remarquer auprès des studios et professionnels tels que Unreal Engine, Unity, Framestore, Fortiche Production ou encore Blender pour échanger et élargir leur réseau dans l’optique de les intégrer un jour.
Guillermo Del Torro, Michel Ocelot et Jennifer Lee, les grands noms de l’industrie de l’animation, étaient également de la partie pour le plus grand bonheur de nos étudiants.
L’ICAN donne rendez-vous l’année prochaine aux passionnés pour une nouvelle édition afin de faire perdurer cette tradition.