Rencontre avec Morgane Courvoisier étudiante à l’ICAN Lyon
Retour sur le témoignage de Morgane Courvoisier étudiante en filière Game Design de l’ICAN Lyon. Cette dernière nous fait par de ses impressions, ses objectifs et nous décrit la vie universitaire et scolaire de l’ICAN.
Tu peux nous présenter l’ICAN Lyon ?
L’ICAN Lyon, c’est une école de jeux vidéo, de création et d’animation numérique. Les cours au quotidien ça peut être un mélange du côté plus artistique, comme le dessin et la modélisation, et un autre côté programme comme le codage par exemple, ou alors le blueprint.
Et aussi bien apprendre à faire les levels ou même du son. Moi, ce que je préfère, ça va être le côté plus artistique comme la modélisation ou le dessin. Ou aussi bien la direction artistique.
Pourquoi avoir choisi l’ICAN ?
J’ai choisi l’ICAN parce que, du coup, j’ai fait une prépa dans une autre école de jeux vidéo, mais cette fois-ci plus du côté artistique que dans le Game Design. Et ça ne m’a pas du tout correspondu. Je me suis dit que le Game Design, ça pouvait me changer et ça avait l’air d’être une petite classe et ça me correspondait très bien.
Les stages, comment ça se passe ?
À l’ICAN, les stages sont obligatoires en deuxième et troisième année. Pour ma part, j’ai trouvé un petit stage dans une association appelée WinterSouth. Je fais principalement la programmation sur Unreal. On fait beaucoup de blueprint. J’incorpore les sons, les assets, donc tout ce qui est modélisation et je fais le level design.
Comment tu vois ton avenir ?
Dans 5 ans, je me vois bien dans un petit studio indépendant en tant que Producer, donc la personne qui va gérer les équipes. Sinon, si je suis dans un studio plus grand, en tant que 3D artist.
Un conseil pour un futur étudiant ?
Ce que je dirais à un étudiant qui hésite à se lancer dans le jeu vidéo ? Pour moi, il ne faut pas avoir peur, faut pas hésiter si c’est quelque chose qu’on aime, même si on n’a jamais touché avant, moi c’était mon cas. L’ICAN, c’est vraiment parfait pour ça parce qu’il y a vraiment une approche, et une pédagogie par rapport à l’élève et à ce qu’il sait faire.
On a une très bonne ambiance et on s’entraide quoi qu’il arrive peut importe l’année, le niveau des uns et des autres.
Comment devenir créateur de jeu vidéo ?
Également appelé concepteur de jeu, le créateur de jeu vidéo est un professionnel de l’industrie vidéoludique activement recherché sur le marché de l’emploi. Son travail consiste à créer l’univers du jeu sur lequel il travaille : but, règles, univers, épreuves, etc. Zoom sur l’emploi de créateur de jeu vidéo, sa manière de travailler et sur les formations à privilégier pour exercer le métier à son tour.
En quoi consiste le métier de créateur de jeu vidéo ?
Le concepteur de jeu vidéo, parfois aussi appelé Game Designer, est chargé de déterminer l’intégralité du fonctionnement de l’univers vidéoludique sur lequel il travaille. En pratique, il invente et crée intégralement son jeu.
Le créateur de jeu vidéo détaille au cahier des charges de son projet les éléments qui constituent son jeu : histoire, personnages, décors, strates de niveau, règles, buts, etc. Il peut aussi y intégrer des indications quant au Sound Design à réaliser ou à la texture à apporter aux décors. Il doit pouvoir travailler sur tous les types de jeu : jeux réflexifs, Business Games, jeux de rôle, Tactical Games ou même multijoueur en ligne.
Au titre de son travail de conception, le créateur de jeu vidéo doit prendre en charge de nombreuses taches variées, comme imaginer ses personnages et leur donner un aspect psychologique viable. Il crée les scénarios des divers niveaux de jeu dans le respect des règles qui régissent l’univers qu’il développe. C’est également lui qui fait les premières propositions de décor, et qui oriente ainsi le style du jeu : réaliste, fantasy, etc.
Comment travaille le créateur de jeu vidéo ?
Rien n’interdit d’exercer comme créateur de jeu vidéo en tant que professionnel indépendant. De manière plus générale, le créateur de jeu vidéo est salarié d’une agence spécialisée dans l’industrie vidéoludique. Il occupe son poste de technicien spécialisé et peut évoluer rapidement au sein de l’organigramme de sa structure. En effet, les créateurs de jeu vidéo qui font preuve de grandes compétences et de facilités d’adaptation peuvent devenir directeurs artistiques ou chef de projet. Le DA spécialisé en jeu vidéo est un professionnel recherché qui bénéficie d’une très haute rétribution : 60 000 euros bruts annuels minimum. Ce chiffre varie en fonction de la taille de l’entreprise qui l’embauche.
Dans le cadre de son travail, le créateur de jeu vidéo collabore étroitement avec les autres techniciens experts de la création d’un jeu (Sound designers, Levels designers, infographistes, etc). Il bénéficie donc d’une vision globale et réaliste de la chaîne de production d’un produit vidéoludique et peut intervenir à toutes les étapes d’élaboration.
Par exemple, c’est le créateur de jeu qui procédera aux premiers tests et qui déterminera les points de l’interface à améliorer pour que le jeu corresponde à son cœur de cible.
Dans le cadre de sa mission de conception, il n’est pas nécessaire que le créateur de jeu vidéo développe lui-même son produit. L’industrie vidéoludique fonctionne de manière fractionnée : sur un même projet interviennent divers corps de métier. Chaque expert du jeu vidéo agit dans son secteur de spécialisation : développement informatique, création des décors, infographie ou même modelage 3D. Il est néanmoins attendu du créateur de jeu vidéo qu’il connaisse et maîtrise les derniers outils logiciels du marché professionnel : After Effect, Unreal, etc.
Créateur de jeu vidéo : savoir encadrer son imagination
C’est une caractéristique essentielle du métier de créateur de jeu vidéo. Ce professionnel doit impérativement structurer ses propositions en les centrant autour d’éléments techniques : public, niveau de difficulté, contraintes budgétaires, etc.
En effet, l’objectif du créateur de jeu, c’est de proposer un produit ludique et qui marche. Il doit donc veiller à son haut niveau qualitatif et s’inscrire dans les dynamiques économiques de son secteur. Pour y parvenir, il bénéficie d’une vaste culture du jeu vidéo : histoire, marques phares, produits iconiques, etc. Ses connaissances doivent par ailleurs lui permettre de démarquer ses créations de la concurrence, en proposant des produits innovants.
C’est donc un professionnel qui a à cœur de mener une veille scrupuleuse de son secteur sur le plan du développement des licences et des nouvelles technologies : réalité virtuelle, 3D ou même intelligence artificielle.
Quelles sont les compétences techniques du créateur de jeu vidéo ?
Passionné de jeu vidéo, cet expert double ses connaissances du secteur vidéoludique de véritables compétences pratiques : il connaît l’évolution du marché et se tient à l’actualité du secteur. Il connaît alors les licences qui marchent, pourquoi et peut adapter ses propres projets selon les tendances du marché.
Le créateur de jeu vidéo dispose par conséquent de compétences de fond : Levels design, Game design, narrative design, etc. Pour développer toutes ces connaissances pratiques, il a suivi une formation spécialisée en Game Design. Idéalement, le créateur de jeu vidéo a suivi un cursus complet, du Bachelor au Mastère (pendant cinq ans après le baccalauréat). Ces deux cycles d’apprentissage lui ont permis de découvrir le Game d-Design et de s’expertiser dans la création de jeu. Au titre de son cursus, il connaît par exemple les techniques du Levels design et de la VR.
Ces programmes complets sont proposés par les établissements spécialisés dans la création numérique et le design graphique. Ce qui est important pour bien choisir son programme de formation, c’est de s’assurer qu’il couvre la globalité des thématiques du Game Design, de l’industrie vidéoludique et qu’il se déroule en alternance.
Dans le secteur de la création de jeu vidéo, l’alternance est un véritable tremplin à l’insertion professionnelle. Les agences et les studios spécialisés apprécient de former leurs futurs collaborateurs et il n’est pas rare de voir une convention d’alternance déboucher sur un véritable contrat. C’est également une solution bienvenue pour financer tout ou partie de ses études et pour apprendre directement sur le terrain.
L’ICAN propose à ce titre un parcours complet en Game Design qui permet d’exercer dès l’issue de sa formation comme créateur de jeu vidéo.
Un créateur de jeu vidéo junior peut gagner entre 35000 et 40 000 euros annuels bruts.
Comment devenir animateur 3D ?
Le métier d’animateur 3D connaît un essor sans précédent en raison du développement colossal de l’industrie vidéoludique. Expert multidisciplinaire, il sait dessiner traditionnellement au même titre que manipuler les derniers logiciels de pointe du secteur de l’animation et du DAO. Quelles compétences faut-il développer pour devenir animateur 3D et comment faire ?

Animateur 3D : quelles compétences développer ?
L’animateur 3D est l’expert de la mise en mouvement des éléments en 3D qui sont intégrés à la création sur laquelle il travaille : film, court-métrage, jeu vidéo, etc. Il s’agit donc d’un technicien créatif expert de l’image de synthèse, dont la mission principale est de donner vie à un personnage, un objet ou même un décor.
Dans le cadre de son emploi, l’animateur 3D doit faire preuve d’un savoir-faire technique de premier ordre, lui permettant notamment de produire ces images, de les mettre en mouvement et de suivre les directives de la direction artistique du projet. À ce titre, il maîtrise les logiciels de la 2D, de la 3D, les principes de l’anatomie, du dessin traditionnel et de la perspective.
En pratique, l’animateur 3D doit veiller à ce que l’enchaînement de ses scènes soit fluide et agréable à regarder pour le spectateur. C’est lui qui fait bouger les objets (une fusée qui décolle, un bras qui se lève, etc.). Il décompose donc sur son interface logicielle chaque mouvement qu’il désire faire faire à son personnage, colore ces éléments et parfois leur apporte de la texture.
Selon l’ampleur du projet sur lequel il travaille, il peut être chargé de créer l’intégralité des objets qu’il met en mouvement. Il lui faut aussi constamment garder à l’esprit qu’il doit respecter la ligne éditoriale de son commanditaire. Il peut d’ailleurs être amené à traduire les attentes de son client en une proposition claire et lisible, comme une petite démo visuelle après avoir bien analysé les attentes de son commanditaire.
Il traitera les images numériques et fait preuve des compétences humaines lui permettant de travailler en équipe.
Animateur 3D : l’offre de formations
Il existe divers parcours universitaires qui permettent de devenir animateur 3D. Pour bien choisir sa formation et s’assurer d’un emploi à l’issue de son cursus, il faut être attentif à certains points :
- Que la formation permette de découvrir puis d’approfondir les bases de l’animation 3D : motion design, modélisation 3D, 3D en temps réel sur Unity ou mise en scène.
- Que la formation soit reconnue par l’État et les recruteurs de l’industrie vidéoludique.
- Que la formation permette de mettre régulièrement ses nouvelles connaissances en pratique, par le biais de l’apprentissage en alternance et la participation à des projets professionnels.
En suivant un bon cursus, on peut alors exercer comme animateur 3D après 3 années d’études supérieures (ce qui correspond à l’obtention d’un titre de Bachelor spécialisé). Néanmoins, il peut être judicieux de poursuivre son parcours universitaire en optant pour un cycle de Mastère, qui permet d’expertiser ses compétences et de cumuler de l’expérience professionnelle en suivant des stages en immersion auprès d’animateurs 3D déjà en poste.
L’ICAN, consciente des besoins de formation de ses étudiants et des attentes des recruteurs de l’industrie vidéoludique, a mis sur pied un Bachelor animation 2D/3D qui permet d’exercer en tant qu’animateur 3D reconnu dès l’obtention de son diplôme.
Le salaire d’un animateur 3D confirmé se situe actuellement aux alentours des 5000 euros bruts mensuels. Néanmoins, au regard de la technicité croissante du métier, cette rétribution tend à augmenter.
Quelles sont les missions d’un metaverse architect ?
L’essor du métaverse a eu pour effet de créer une multiplicité de nouveaux métiers. Dans ce contexte, le métaverse architect a pour mission principale de créer les espaces virtuels qui constituent cet univers. Quelles sont les missions du metaverse architect et comment se former en vue de les relever avec succès ?

Metaverse architect : concevoir un univers viable
Le metaverse architect est un professionnel du développement et de la conception des espaces virtuels. Son objectif est de créer des éléments du design d’espace, des immeubles ou même des zones urbaines à destination du métaverse. Il aura donc pour mission de créer des éléments virtuels viables qui s’intègrent dans les univers qui constituent le métaverse. Il doit par conséquent respecter les règles, le design et l’aspect visuel spécifique à chaque cyberespace.
Dans le métaverse, les utilisateurs ont aussi besoin d’espaces dans le but de pouvoir se rencontrer, de lieu de divertissement et d’échange, voire de locaux d’apprentissage. Le metaverse architect est donc en charge de la conception de ces volumes, qu’il élabore afin qu’ils s’adaptent aux besoins de son client.
Il doit également savoir reproduire des bâtiments et des espaces réels afin d’habiller le métavers. Par exemple, s’il doit reproduire la ville de Paris, il lui faudra créer en images de synthèse 3D et selon une perspective viable la Tour Eiffel et d’autres bâtiments emblématiques pour apporter une valeur ajoutée à son espace virtuel. Dans un monde imaginaire, il devra s’adapter aux principes de la perspective ou de la gravité inhérents à l’univers virtuel sur lequel il travaille.
Metaverse architect : une mission plus large que le monde virtuel
L’intervention des metaverse architects permet d’entrevoir des potentialités multiples dans le monde réel. Par exemple, on considère que leur travail permet de considérablement faire évoluer l’innovation architecturale et la préservation du patrimoine.
En effet, ils interviennent sur des reproductions des monuments historiques qui reflètent à la perfection leurs spécificités architecturales ou leurs défauts. Grâce au très haut niveau de qualité des images de synthèse, les architectes du métavers peuvent effectuer des opérations de restaurations fictives. Cela offre d’estimer les résultats d’une restauration, d’en apprécier l’utilité, les bienfaits, ainsi que d’éviter des erreurs graves si elles avaient été menées sur un véritable bâtiment historique.
Par ailleurs, la création architecturale virtuelle offre d’effectuer des tests dans un univers dématérialisé. Les propositions des metaverse architects peuvent donc a posteriori être transposées dans l’univers physique. Ils évitent de nombreuses erreurs, car les professionnels bénéficient d’une première expérience d’utilisation. Ils savent au préalable sur quel point intervenir afin d’améliorer le bâtiment, connaissent le nombre de personnes maximal dans une zone publique ou un espace confiné, etc.
Les potentialités infinies du métavers sont également une grande source de liberté en vue de créer des innovations utilisables dans la recherche spatiale. En s’affranchissant des règles classiques de la perspective ou de la gravité, on peut proposer des espaces designés pour les projets aérospatiaux ou des créations artistiques véritablement innovantes.
Metaverse architect : savoir travailler sur tous les supports numériques
Le métaverse est constitué d’une multitude d’univers virtuels qui font appel à des technologies différentes : 3D, réalité virtuelle, voire réalité augmentée. Les metaverse architects doivent donc savoir manier tous ces supports afin de faire des propositions adaptées.
Le metaverse constitue aussi un nouveau point d’interaction entre les utilisateurs (beaucoup désignent cette nouvelle forme de contacts par le terme expérience phygitale). Pour les metaverse architects, cette caractéristique est cruciale à prendre en compte. Le metaverse prend alors pour eux la forme d’un véritable marché émergeant.
On voit déjà se développer dans le metaverse une forme d’investissement immobilier très rentable. Dans les univers virtuels, on s’échange déjà des terrains et des propriétés immobilières sous la forme de NFT. Le marché immobilier du métaverse a déjà été estimé à près de 1 milliard d’euros. Les metaverse architects peuvent donc, grâce au métaverse, créer des bureaux, des maisons, des théâtres, des salles de cinéma et proposer leur création sous forme d’un NFT en vue d’obtenir une rétribution intéressante de la vente de leur production.
L’essor du métaverse est donc venu bouleverser l’architecture traditionnelle. Aujourd’hui, les metaverse architects n’ont plus besoin d’attendre que la création se concrétise dans la réalisation d’un bâtiment. Ils peuvent vendre leur production architecturale comme du contenu numérique original protégé par la technologie de la blockchain et obtenir une rétribution beaucoup plus immédiate et conséquente.
Quelles sont les compétences des metaverse architects ?
Le metaverse architect produit intégralement ses créations numériques. Il fait donc preuve de compétences en architecture traditionnelle et en développement graphique. Il sait créer et concevoir des bâtiments, des environnements virtuels ou reproduire des éléments existants dans la réalité. À ce titre, il maîtrise les techniques de la modélisation, de la texturisation et de l’habillage virtuel.
Pour être en mesure de produire des créations spécifiques pour le métaverse, l’architecte digital maîtrise les contraintes du temps réel et de l’interactivité. Il dispose alors d’une très bonne base en histoire de l’art et de l’architecture et connaît la théorie du métavers et du cyberespace.
Il peut aussi produire des espaces digitaux en 3D et même en 4D et, pour y parvenir, maîtrise les grands logiciels professionnels : Blender, Autocad, Revit, etc. Les architectes digitaux ont par conséquent suivi un apprentissage aux méthodes de conception graphique et animée. Ils pratiquent aussi le dessin technique classique, maîtrisent la perspective graphique et savent des maquettes 3D ou en réalité augmentée.
L’EFET Studio Créa propose en partenariat avec l’ICAN un Mastère Digital Architect permettant de devenir metaverse architect dès l’obtention de son diplôme. Grâce à sa pédagogie résolument axée sur l’acquisition de compétences pratiques et son rythme d’apprentissage en alternance, le cursus bénéficie de l’intérêt des recruteurs du secteur.
Les metaverse architects sont des experts du digital dont les compétences sont activement recherchées sur le marché de l’emploi. À ce titre, leur premier salaire avoisine les 35 000 € annuels bruts. Après quelques années d’expérience, le metaverse architect peut obtenir une rétribution proche de 60 000 € annuel brut.
Construisez des systèmes mécaniques avec Gears
Mettez vous dans la peau d’un inventeur du XIXe siècle et imaginez les systèmes mécaniques des engins de demain : voici ce que vous proposent Samuel Jeannoutot, Gabriel Bois, Adrian Bednarowicz et Maxime Leroi, étudiants en 2e année de Bachelor Game Design à l’ICAN, au travers de leur jeu Gears. Plongeons ensemble dans leur univers pour découvrir les dessous du jeu.
En seulement 6 mois, les étudiants de l’ICAN ont créé un univers aux multiples inspirations, avec comme condition de réaliser un jeu 3D sur Unity en respectant le thème «MIN/MAX».
Une alternance entre conception et contemplation
La tension ludique de Gears naît de l’opposition marquée entre les deux principales options de jeu :
- La conception et l’accumulation : avec les outils dont le joueur dispose, il peut créer et accroître des systèmes, tant en taille qu’en complexité. Il dispose librement des objets partout dans l’espace de jeu et peut les agencer les uns avec les autres. Le joueur adopte ainsi une démarche créative proactive, s’exprime, expérimente.
- La contemplation, l’observation, la relaxation : avec la multitude de signaux et le fonctionnement répétitif et immuable de ses mécanismes, Gears présente un système de jeu hypnotique, face auquel le joueur peut se poser dans une démarche passive. Regarder plus que jouer, en admirant ce qu’il a créé.
Cette tension est d’autant plus marquée et mise en avant avec la scission que représente le changement de mode. La création active face à l’appréciation passive. « Ce n’est cependant pas du sens unique. L’utilisation du jeu est marquée d’aller-retours entre ces deux modes et le joueur ne reste pas constamment dans un état, il alterne entre les deux. » ajoute les étudiants.
Mais ce n’est pas tout. Les 4 étudiants ont cherché à surprendre le joueur tout au long de l’aventure en ajoutant des effets sonores en fonction du mode de jeu. S’il se trouve dans le mode conception, l’ambiance est assez calme pour laisser place à la concentration et à la réflexion. Les signaux visuels sont réduits, pour une meilleure clarté et une meilleure lisibilité.
Lorsqu’il bascule dans le mode observation, les sons d’engrenage se déclenchent et le fonctionnement des objets devient visible : ce qui doit tourner tourne, ce qui doit s’incrémenter s’incrémente, les signaux lumineux sont remplacés par des lumières plus agréables visuellement qui réagissent avec la vitesse de la rotation…
« Ces 2 ambiances sonores différentes permettent une transition du mode conception où le joueur conceptualise dans le calme, au mode d’observation où le joueur va voir le système se déclencher et l’ambiance sonore narrative se lancer. Tout cela dans le but de créer un effet “waow” en arrivant dans le mode d’observation. » complète les 4 étudiants.
Un univers créatif développé autour du style steampunk
Les mécaniques du jeu ont permis de déterminer des intentions et un univers, et plus particulièrement celui du steampunk. Il s’agit d’un courant littéraire dominé par la première révolution industrielle.
Le joueur voyage ainsi dans le temps et retourne à l’époque de la création des premiers trains et machines à vapeur. Cette révolution a permis de créer et imaginer des inventions jamais vues auparavant comme des dirigeables ou des trains. Les étudiants se sont donc inspirés de cette époque mais à une échelle micro via les engrenages qui composent ces machines.
« Nous voulions une ambiance chaleureuse qui se détache des aspects froids de la mécanique pure. » explique les étudiants. Pour ce qui est de l’interface du jeu, elle est minimaliste en mode observation et plus chargée en mode conception. Le dossier permettant de sélectionner et créer des objets reste simple et réaliste afin de coller à un aspect « inventeur qui dessine sur des feuilles ».
Léonard de Vinci a joué un grand rôle dans les illustrations. Les étudiants se sont notamment inspirés des schémas et images de ses carnets de notes pour réaliser les visuels du jeu.
De fait, les étudiants ont réfléchi à chaque détail pour que l’expérience de jeu soit mémorable. L’univers nous transpose dans les films de notre enfance tels que « La Planète aux trésors », « Dragon » ou plus récemment dans la série Arcane. Un travail abouti pour une immersion totale.
Tentez de percer à jour Eclipsia, le jeu de société créé par 3 étudiants de l’ICAN
Incarnez des divinités rivales, le culte de la lune et le culte du soleil, dans une guerre d’influence en jouant à Eclipsia. Nathan Modeste, Antoine Vacherie et Ivan Aranda, tous étudiants en 1re année de Bachelor Game Design à l’ICAN, ont développé Eclipsia, un jeu de stratégie. L’objectif ? Prendre le contrôle de la ville en utilisant les bâtiments et les pouvoirs à disposition, tout en repoussant et en envahissant l’ennemi. Zoom sur ce jeu unique en son genre.

Un concept unique
“Du neuf avec du vieux” : telle était la contrainte imposée aux étudiants de première année pour ce projet de jeu de plateau. L’objectif était de créer quelque chose d’innovant, en utilisant uniquement les matériaux fournis par un jeu créé avant le 19ème siècle.
Nathan, Antoine et Ivan expliquent : « Lorsque le devoir a été donné, nous avons commencé à chercher des jeux avec des pièces et des plateaux irréguliers, comme celui de ”Fidchell”. Ce jeu était intriguant et élégant, de par son plateau circulaire. Or, un des premiers problèmes était le nombre de pièces pour chaque côté du plateau. Cela allait poser quelques problèmes si nous voulions faire un jeu intéressant basé sur le placement. Nous avons donc opté pour le « Jeu du moulin », dont le plateau était circulaire et comportait davantage de pièces. Nous avons alors demandé au professeur si le plateau pouvait être modifié, et il nous a encouragés à le faire. A partir de cela, nous avons décidé de faire un jeu où le plateau tournerait et se retournerait : de là est née l’idée d’Eclipsia. »
Le thème ésotérique permet également au joueur de s’impliquer davantage dans le jeu et dans l’idée d’influencer et de contrôler ce monde. « Nous voulions créer une expérience unique dans son ensemble. Le jeu est également volontairement abstrait, afin de permettre aux joueurs d’interpréter l’histoire avec toute leur fantaisie et imagination. », ajoute les étudiants.
Un projet pédagogique rondement mené
La création d’un jeu de plateau permet aux étudiants de première année de Bachelor Game Design de réfléchir à la conception d’un jeu dans son ensemble. En effet, un game designer doit pouvoir imaginer l’ensemble du gameplay d’un jeu, à savoir l’univers, les actions, les comportements du joueur etc. Créer un jeu de plateau est donc un excellent exercice pour maîtriser l’ensemble de ces aspects.
Afin de réaliser ce projet, les 3 étudiants se sont réparti les tâches de la façon suivante :
Nathan Modeste : Game Design, Direction artistique, Concept Artist, Rédaction et design du GOD
Antoine Vacherie : Game Design, Direction artistique, Réalisation tangible, Rédaction et design du livret de règles
Ivan Aranda : Game Design, Rédaction et design du GOD, Mise en forme et écriture des règles
Un projet professionnalisant, qui leur permet de mettre en pratique les éléments appris en cours, et qu’ils pourront valoriser lors de leur prochaine recherche de stage.
« Nous tenons à remercier Stéphanie, Professeure de peinture pour la création du nuancier, Benoît Vacherie pour l’aide à la conception matérielle du jeu, à notre classe pour les tests et les conseils et évidemment merci aux différents professeurs de l’ICAN. » concluent les étudiants.
Comment devenir Lead Game Designer ?
Le Lead Game Designer est le chef d’équipe d’un pôle de Game Design. Il travaille au sein d’un studio de création de jeu vidéo ou peut exercer son métier comme indépendant. Son profil, dynamique, riche et technique, fait de lui un responsable très recherché dans l’industrie vidéoludique. Comment, dans ce contexte, devenir Lead Game Designer ?

Le Lead Game Designer : qui est-il ?
Le Lead Game Designer est le responsable et le manager de son équipe de game designers. En pratique, sa mission est donc de coordonner les activités des membres de son équipe qui œuvre au sein du pôle game design (Stagiaires ou game designer junior) d’un studio de conception.
Sous sa responsabilité, les équipes du département Game Design d’une agence de création de jeu vidéo vont concevoir des systèmes logiques (règles, fonctionnalités, liens et interactions entre les personnages, etc.) qui vont rendent le jeu fonctionnel et ludique. C’est l’objectif du Game Design : donner au jeu une cohérence d’ensemble en vue d’atteindre la vision des concepteurs du jeu.
Ainsi, le Lead Game Designer et son équipe pensent les systèmes et les architectures d’un jeu. Le niveau de conception du Game Design est donc de la responsabilité du Lead Game Designer, qui est un expert en conception de jeu qui fait preuve d’un esprit vif et curieux. Il se nourrit des exemples de la vie quotidienne qu’il observe autour de lui pour les retranscrire en termes de systèmes logiciels dans le jeu.
Lead Game Designer : le Mastère en Game Design comme étape incontournable
Considérant ses missions techniques de premier plan et sa responsabilité managériale, le Lead Game Designer doit suivre une formation universitaire supérieure en vue de développer toutes les compétences nécessaires à l’exercice de son métier. Grâce à un mastère spécialisé, il approfondira ses compétences en Game Design et apprendra les méthodes de l’encadrement, du pilotage des équipes et le suivi de projets.
Le Game Design est une filière académique ainsi qu’une industrie très technique, qui ne peuvent être abordées que grâce à un solide socle de connaissances fondamentales. Ces compétences de base se développent à l’occasion d’un cycle de Bachelor spécialisé, qui offre de véritablement découvrir la discipline et de commencer à élaborer de véritables projets professionnels. Ce premier cycle d’apprentissage est l’occasion de s’initier aux diverses méthodes de la programmation de jeux vidéo, de découvrir le lever design, le lighting art ou encore la méthode du narrative design.
Néanmoins, pour devenir Lead Game Designer, il faut démontrer d’un profil d’exception, ce qui rend inévitable l’obtention d’un titre de mastère spécialisé. Ce diplôme vient clôturer un parcours en Game Design de très haut niveau académique et technique. Le mastère en game design va venir reprendre les fondamentaux du Bachelor dans le but de les approfondir et leur apporter une dimension technique professionnelle. Tout le programme d’un bon cycle de mastère Game Design doit être orienté vers la conception des systèmes d’un jeu vidéo et comprendre des outils et des technologiques ludiques et innovantes (réalité virtuelle, 3D, etc.).
Sound Design sous Blender, Maîtrise du Level Design avec Unreal ou encore UI Design et prototypage pour jeu sur mobile, le Mastère Game Design de l’ICAN est très complet et son rythme en alternance offre de véritablement développer les compétences pour devenir Lead Game Designer.
En moyenne, un Lead Game Designer en France peut gagner jusque 50 000 euros annuels bruts. Cette rétribution varie en fonction du studio pour lequel il travaille et de ses années d’expérience.
Directeur artistique de jeux vidéo : en quoi cela consiste ?
Responsable d’équipe, aussi à l’aise sur le plan artistique que technique, le directeur artistique est un cadre dont les compétences sont activement recherchées par les recruteurs de l’industrie vidéoludique. En quoi consiste ce métier et comment s’y former ?

© Hogwarts Legacy : L’Héritage de Poudlard
En quoi consiste le rôle créatif du directeur artistique de jeux vidéo ?
Le directeur artistique de jeux vidéo a une vision d’ensemble du projet. Il intervient donc dès les prémices de sa mise en place, en insufflant sa vision créative aux réunions de préparation.
Il est garant de l’identité visuelle d’un jeu vidéo et de la cohérence d’ensemble du projet au niveau des propositions graphiques. C’est lui qui met au point des chartes visuelles permettant de conserver une ligne graphique unique tout au long du processus créatif. Il définit également l’univers du jeu au moyen d’outils comme les mood board et fixe l’esthétisme des lignes, des formes et même des ombres du jeu vidéo.
Pour parvenir à structurer un ensemble visuel cohérent, le directeur artistique doit être en mesure de faire des propositions adaptées à l’interactivité d’un jeu. Les diverses composantes esthétiques de l’univers qu’il contribue à créer varient considérablement au regard de l’animation des images et de la jouabilité du jeu. Il faut par conséquent que le directeur artistique ait acquis une spécialisation en jeux vidéo afin de véritablement prendre des décisions en phase avec le secteur dans lequel il exerce.
Directeur artistique de jeux vidéo : une casquette de responsable
Au titre de ses missions d’encadrant et de responsable, le directeur artistique de jeux vidéo est amené à travailler sur toutes les étapes de conception de son projet. Il intervient donc lors des phases de création, mais doit également suivre les activités de ses équipes, s’assurer de la cohésion d’ensemble du projet et du bon respect des orientations stratégiques.
Il travaille donc avec tous les corps de métiers artistiques de l’industrie du jeu vidéo : concept artist, infographiste, modéliste, etc. Il se doit de maîtriser les techniques de création de chaque discipline, comme l’animation 3D et les outils professionnels permettant de créer du contenu numérique, pour pouvoir échanger avec les équipes techniques.
Le directeur artistique est ainsi responsable de la gestion de toutes ces équipes, il veille à ce qu’elles travaillent dans le même sens et que chacun s’épanouit dans son projet.
Naturellement, ces missions requièrent d’avoir constamment un œil sur le cahier des charges et le budget du projet, au même titre que de veiller au respect de la ligne éditoriale.
Comment devenir directeur artistique de jeux vidéo ?
Pour exercer comme directeur artistique de jeux vidéo, il faut développer des compétences en management et gestion de projet au même titre qu’en création technique et numérique. Afin d’y parvenir, il est donc vivement conseillé de suivre une formation post-bac complète.
Il est aussi crucial de cumuler de l’expérience professionnelle : les postes de directeurs artistiques spécialisés dans les jeux vidéo sont rares et accessibles uniquement aux candidats justifiant de quelques années d’exercice en tant que game artist par exemple.
C’est ce que propose l’ICAN à ses étudiants de la filière jeux vidéo : un enseignement de très haut niveau académique et technique en alternance au sein des meilleures entreprises du secteur.
Quelles sont les missions d’un Interactive Designer ?
L’interactive designer (ou designer d’interactions dans sa version francophone) est un technicien spécialisé qui intervient dans le processus de création d’un produit numérique. En quoi consistent ses missions et comment s’y former pour exercer ?

Interactive designer : un environnement spécifique
L’interactive designer est un expert technique des méthodes du design d’interaction. Il s’agit d’une discipline qui vise à l’amélioration des contacts entre les utilisateurs et les dispositifs numériques. Dans le cadre de son travail d’optimisation des interfaces, le designer d’interaction étudie les comportements des internautes ainsi que des dispositifs numériques afin de déterminer les points faibles et les éléments positifs de chaque interaction. Il peut donc être amené à modifier l’esthétisme, les fonctionnalités, l’ergonomie ou les couleurs du produit sur lequel il travaille.
L’interactive designer est donc un concepteur de produit d’interaction. Il doit par conséquent maîtriser parfaitement l’environnement numérique (ses enjeux, ses contraintes et ses potentialités) et pouvoir faire des propositions d’amélioration en cohérence avec la nécessaire interactivité de ses produits : défilement des pages, forme du support, etc. Son objectif est de mieux satisfaire l’utilisateur final.
L’interactive designer : remplir ses missions dans tous les secteurs
Il est attendu d’un interactive designer qu’il soit capable d’atteindre ses objectifs d’optimisation quelle que soit la forme, le secteur et les objectifs du produit dont il a la charge. Plus concrètement, cela signifie qu’i peut être amené à travailler dans le secteur médical, le divertissement, l’énergie, la culture, les transports ou même l’éducation.
C’est pour cette raison que l’interactive designer suit au titre de sa formation universitaire un maximum de stages en immersion. L’alternance est pour lui une excellente solution afin de se confronter aux réalités pratiques de son métier, de mieux comprendre les besoins de chaque industrie et de développer des compétences métier très appréciées des recruteurs.
Naturellement, remplir les missions d’un interactive designer requiert d’abord et avant tout de véritablement se former à l’utilisation des logiciels professionnels et à la mise en pratique des méthodes qui marchent de l’interactive design.
Par exemple, l’interactive designer saura créer des questionnaires susceptibles de recueillir les besoins des utilisateurs et pourra exploiter ces données afin de les convertir en véritables indications techniques : besoin d’un meilleur menu de présentation, erreurs de compréhension dans la structure de l’application, erreur ou mauvais choix d’icônes, etc.
En pratique, le designer d’interaction doit savoir modéliser un parcours utilisateur, créer des maquettes et des prototypes en vue de présenter son projet d’amélioration et, parfois, veiller à la faisabilité de ses idées. Expert du design, il s’inscrit dans une méthodologie de résolution de problèmes très dynamique et quasi-infinie. À ce titre, il effectue une veille constante de son secteur et n’hésite pas de lui-même à vérifier régulièrement le haut niveau de réponses de ses produits.
Pour bien comprendre les missions de l’interactive designer et développer les compétences techniques attendues de cet expert, il faut suivre une formation universitaire spécialisée en Web, Digital et UX Design à l’instar du parcours complet en Web & Digital de l’école ICAN.
Considérant les missions cruciales de l’interactive designer en vue du développement de produits digitaux de qualité, on comprend la très haute rétribution offerte à ce technicien spécialisé. En début de carrière, il peut déjà gagner entre 30 et 50 000 euros bruts et voir sa rémunération considérablement augmenter au fil de son expérience.
Découvrez le métier de 3D Artist
Mêlant à la fois l’artistique et la technique, le métier de 3D Artist passionne. Décryptage de cette profession avec Jérôme Rotfarb, 3D lead artist, et Aurélien Leroy, alternant 3D Artist and texturing designer chez metav.rs.
3D Artist : définition
3D Generalist, artiste 3D ou modeleur 3D : autant de façons différentes d’appeler ce métier aux multiples facettes. Curieux, rigoureux et réactif, le 3D Artist est un spécialiste de la création graphique. Création d’assets, conception d’objets, de personnages, modélisation de metaverse et de NFT, sculptage d’avatars et texturing n’ont aucun secret pour lui. Mieux encore, le 3D Artist est un véritable caméléon : il peut aussi bien travailler dans le jeu vidéo que dans le cinéma, l’animation, l’architecture ou l’industrie automobile.
Aurélien a choisi le domaine du métavers. Etudiant de l’ICAN en Bachelor 15 mois Animation 2D/3D, il est aussi alternant chez Metav.rs en tant que 3D Artist et texturing designer. Derrière ces anglicismes se cache celui qui modélise les textures d’univers et d’avatars. En quelques mots, le métier d’Aurélien, c’est concevoir l’illusion du 3D en jouant sur la lumière et les textures. Outils précieux de son quotidien : ZBrush pour sculpter, Maya pour la modélisation, un petit coup de Blender pour le texturing, sans oublier Photoshop et Illustrator. Des outils dont il a appris les fondamentaux à l’ICAN, l’Institut de Création et Animation Numériques.
Portrait en 5 points
Ce n’est pas une règle immuable, il n’empêche, on retrouve certains traits non négligeables chez le 3D Artist.
- La créativité : c’est un talent indispensable pour se démarquer, innover et proposer des créations uniques.
- La maîtrise technique : pour ce métier, il faut savoir manier un grand nombre d’outils numériques.
- La patience : qui va de pair avec la minutie, plus la texture d’un objet ou d’un décor sera précise, plus l’illusion 3D sera réussie
- L’autonomie : comme dans beaucoup de métier, il faut savoir être autonome et prendre des initiatives.
- La polyvalence : pour pouvoir s’adapter au secteur, à la direction artistique du client et au type de création qu’il devra réaliser
Pour les artistes 3D qui souhaitent ajouter une corde à leur arc, et s’assurer de trouver un emploi à la sortie de l’école, rien ne vaut un Bac+5. Également conseillée, une formation où l’on expérimente via la pratique, que ce soit grâce à des stages ou grâce à un cursus en alternance.
3D Artist et metaverse
Le metaverse, qu’est-ce que c’est ? Dans les grandes lignes, il s’agit d’un monde virtuel. C’est un peu comme une version futuriste d’Internet. Les espaces virtuels sont accessibles grâce à la technologie de réalité augmentée ou des plateformes dédiées. Définition plus courte encore : c’est l’ensemble des univers numériques rattachés à Internet et qui peuvent être visités grâce à de la réalité augmentée. A ce titre, l’artiste 3D est un acteur indispensable du metaverse, pour modéliser les espaces et environnements.
Jérôme Rotfarb, 3D lead Artist, est dans le domaine depuis plus de 15 ans maintenant. En ce moment, il gère de pôle 3D et la production d’asset 3D (personnages, vêtements, animations et textures) chez Metav.RS. L’entreprise accompagne les marques dans la création de leur propre metaverse et la vente d’avatars. Ce qui plaît par-dessus tout à Jérôme, c’est l’absence de routine. Les artistes 3D sont en constant apprentissage, et redoublent chaque jour de créativité sur des domaines divers et variés. C’est un métier touche à tout, “50% artiste et 50% technicien”, résume Jérôme.
Quelques secteurs de recrutement
Les studios
C’est l’un des premiers secteurs de recrutement pour les artistes 3D. Ils aident au développement des jeux vidéo, des films d’animation ou des films publicitaires. Grâce à des logiciels 3D, il doit concevoir des éléments numériques comme des objets, des personnages, des véhicules, des décors, des environnements…
Les entreprises privées
L’industrie automobile, l’architecture d’intérieur, la communication, la mode, la santé, … Autant d’entreprises privées qui ont également besoin de concevoir des objets, des voitures, ou des prototypes en 3D.
En freelance
Le 3D Artist peut aussi se lancer comme freelance pour travailler sur des projets divers et variés avec des entreprises de tous horizons.
